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Le centaure ou la relation cheval / Cavalier

Patrick Chêne
mercredi 11 février 2009 par vetosteo

Y a t’il une relation entre les dysfontions du cheval et celles de son cavalier ?

INTRODUCTION

L’idée princeps de ce mémoire, vient de l’observation dans le travail et dans le soin d’un couple particulier l’homme sur son cheval. Qu’il soit cavalier de dressage, de sauts d’obstacle, d’endurance ou de polo, son ambition est, ni plus ni moins, à force de travail, de faire exécuter à sa monture le moindre des mouvements nécessaire à l’exercice de style
qu’il lui impose.

Pendant quelques instants, il va essayer de ranimer une figure mythique : le Centaure. Le cheval sera une annexe de son corps, qu’il englobe de ses
jambes, pour le faire sauter, tourner, accélérer, exécuter des figures complexes : piaffer, serpentine, etc.....

Pour cela il se sert de sa pensée certes mais aussi de son corps qui par des mouvements parfois très fins va pouvoir orienter le mouvement du cheval dans le sens souhaité. L’assiette, c’est-à-dire la position du bassin et de la colonne vertébrale, les aides : jambes, mains, sont autant de moyens pour ralentir, accélérer, changer d’allure, demander une incurvation, un rassembler,

etc....

Dés lors, on comprend que cette biomécanique à deux fonctionne sur un mode symbiotique et nécessite une excellente volonté du cheval, un savoir faire minutieux, un long entraînement.

Et ce qui est rarement dit dans un livre d’équitation mais qui saute aux yeux d’un ostéopathe :

- une absence de dysfonction importante dans chacun des deux corps pour pouvoir s’exprimer au mieux et exécuter sans fatigue tous les mouvements demandés.

- Sous peine, pour le cavalier douloureux de ne pouvoir à chaque instant garder son équilibre, et de mal passer ses ordres à un cheval qui ne comprendra pas le mouvement demandé quand le mouvement habituel du cavalier manquera d’amplitude.

- Et sous peine pour le cheval douloureux de ne pas réussir à exécuter le mouvement demandé : fâcheux, voire dangereux au moment d’un saut,
figure de dressage manquant de fluidité.

Mais, pour avoir souvent soigné des couples cheval/cavalier, il apparaît aussi évident que des compensations se mettent en place, qui permettent quand même le travail. Si dans un corps ces notions de dysfonctions primaires et secondaires, de chaînes lésionnelles sont bien connues, il n’en est pas de même pour deux corps liés l’espace d’un travail.

Pourtant notre expérience nous a souvent amené à constater des dysfonctions similaires sur le cheval et sur son cavalier. Ces exemples répétitifs ne nous semblent pas devoir être le fruit du hasard :

- Tension du diaphragme des deux collaborateurs...
- Tension abdominale des deux amis....
- Dysfonction du bassin des deux comparses...
- Même dysfonction de la quatrième lombaire sur tous les chevaux montés par un même cavalier ayant eu une mauvaise fracture du tibia....
- Cavalière émue qui s’évanouit quand on manipule le foie de son fidèle destrier.

Les exemples pourraient se multiplier. Mais pour ce mémoire, nous allons nous concentrer sur une seule articulation, l’articulation sacro-iliaque qui nous semble dans ce cadre particulièrement importante et simple d’abord tant sa biomécanique est prépondérante dans le passage des ordres.

Nous allons donc dans un premier temps chercher par petite étude équestre ce qui justifie cette affirmation et permet de comprendre l’intimité de mouvement de ces deux articulations chez le cavalier et chez le cheval.

Après une étude anatomique et biomécanique comparative de cette articulation chez ce bipède et chez ce quadrupède, nous étudierons les dysfonctions ostéopathiques observées et les différents tests réalisables.

Ensuite nous procéderons à une étude statistique pour voir si l’on peut corréler les dysfonctions de cette articulation chez l’un et chez l’autre et enfin une étude de cas à partir de propriétaires pour lesquels nous aurons été amenés à consulter deux chevaux présentant la même dysfonction
sacro-iliaque, afin d’essayer de conclure à une validation ou une invalidation de notre hypothèse (hippo-thèse...).

http://www.vetosteo.eu/memoires/Cen...

La suite

Si vous avez des idées sur la question ? merci de me contacter. Même si le mémoire est passé, l’idée reste à développer, et si vous en avez on peut sans doute en parler.

contact

A télécharger :
- Le centaure

Et n’oubliez pas notre prix de mémoire :
- http://www.revue.osteo4pattes.fr/spip.php?article1210

Et puis ... si ce mémoire vous a servi à en faire un autre ... n’oubliez pas de nous le communiquer et de nous permettre de le publier ici .... juste retour des choses.


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