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Corps, mémoire et ostéopathie

Peut-on considérer la lésion ostéopathique comme une forme de mémoire du corps ?
vendredi 7 avril 2017 par Nicolas Berthon

Voici un extrait de l’introduction de ce mémoire de fin d’étude de Porzia Pontrandolfi :

« Régulièrement » au cours de traitements ostéopathiques, nous avons eu la surprise de voir apparaître, au fur et à mesure que les lésions ostéopathiques étaient corrigées, des pans de l’histoire des patients ; que ce soit sous la forme de souvenirs conscients ou de nouveaux motifs de consultation (douleurs, gênes) dus à de nouvelles lésions ostéopathiques, elles-mêmes liées à des traumatismes antérieurs... C’était comme si nous remontions le fil du temps, même si cela n’était pas le but que nous recherchions.

Le corps serait donc capable de mémoriser notre histoire. Comment procède-t-il ? En quoi le fait de libérer des lésions ostéopathiques contribue-t- il à retrouver des événements anciens ?
Ce questionnement nous est apparu comme un sujet de mémoire. Déjà, en psychomotricité, pendant les cures de relaxation, nous avions noté que les symptômes corporels ressentis par les personnes, étaient le plus souvent liés à des émotions, à des événements marquants de leur vie.

Ce mémoire est donc axé autour de deux interrogations :

1. Les lésions ostéopathiques peuvent-elles être considérées comme une mise en mémoire de l’histoire de l’individu ?

Quels en seraient les mécanismes ?
Dans quelle mesure le corps serait impliqué ? Comment le corps intègre et mémorise les informations qu’il reçoit ? Comment les exprime-t-il ? Comment les partage-t-il ?
Pourrait-on alors parler à juste titre de « mémoire du corps » ?

En effet, même si ce terme paraît évident, familier dans la mesure où il est fréquemment utilisé aussi bien en ostéopathie que dans d’autres disciplines, nous ne connaissons pas réellement son mode de fonctionnement.

2. Comment envisager, dans ce cas, le traitement ostéopathique ?

Au niveau local, consisterait-il à “ effacer ” la lésion, dans la mesure où nous parvenons à rendre leur mobilité aux tissus, aux parties du corps en lésion ?
Au niveau général, consisterait-il à rétablir la communication entre ces parties et le reste du corps, en les réintégrant dans la globalité, l’unité ?

Il ne s’agit pas d’une réflexion sur la mémoire cognitive, sens que l’on attribue en première intention au terme “mémoire”. Un travail sur ce thème a déjà été réalisé par Roger-Bernard Vernouillet, en 1992.

Pour répondre à nos questions, nous avons pris le parti de ne pas réaliser un travail clinique qui pourrait constituer, à lui seul, la base d’un mémoire. Nous avons préféré effectuer un travail de recherche bibliographique dans le domaine ostéopathique, mais aussi philosophique, scientifique, médical, psychologique. En effet, nous considérons ce travail bibliographique comme un “passage obligé” avant toute recherche pratique ou clinique.
 »

Le texte intégral du mémoire se trouve en lien sur la page de site de l’ostéopathie qui lui est consacrée.


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