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Primarité ou Secondarité des Plagiocéphalie Positionnelle, Rotation privilégiée de la tête et torticolis du nourrisson - Des causes aux effets, comment l’ostéopathie peut intervenir véritablement ?

Laidet Isabelle - Mémoire en vue de l’obtention du diplôme d’ostéopathe D.O.
 
lundi 27 septembre 2021 par Isabelle Laidet

Laidet Isabelle - Primarité ou Secondarité des Plagiocéphalie Positionnelle, Rotation privilégiée de la tête et torticolis du nourrisson - Des causes aux effets, comment l’ostéopathie peut intervenir véritablement ?


Maîtres de mémoire :

  • Lignon Yves, Ostéopathe D.O.
  • C.O.S Ile de France - Promotion Professionnel de santé de 2009 - Maitre du mémoire : Mr Yves LIGNON Ostéopathe DO, Cofondateur du C.O.S.

PRÉAMBULE - DÉDICACE


« Ne néglige jamais ce qu’elles disent en entrant » (1)
1 : Citation extraite du très beau roman sur la gynécologie « Le chœur des femmes »- Marc Zaffran Alias Martin Winckler/ Médecin

Au cœur de notre travail de recherche, il y a avant tout, une intuition, une plainte, un besoin de comprendre, une inquiétude de mère, face à un nourrisson, leur nourrisson, qui dès la naissance, ne présente pas un crâne « comme les autres » ou une posture de tête estimée « normale », avec ou sans d’autres troubles fonctionnels associés.
En 2011, à l’initiative de deux jeunes mères, s’est créé en France l’association « Plagiocéphalie » qui a organisé un congrès mondial à Romillé, en Bretagne, sur ce thème en Avril 2014. Cette journée, au fin fond de la France a réuni des professionnels de santé de renoms européens et plus de 200 auditeurs de tout horizon. Un beau succès pour une première.
L’ostéopathe est plus que concerné par ce sujet, au cœur même de son métier de soignant manuel. Relayer le témoignage porté par l’association « plagiocéphalie » c’est mettre l’humain au cœur de notre recherche, c’est placer au premier plan ce qui doit toujours nous interpeller, nous questionner, nous remettre en cause dans notre pratique, c’est ne pas oublier que nos patients (tes) nous apprennent toujours notre métier.

Extrait du discours d’ouverture de la présidente de l’association :

« On est une toute petite association de parents crée par 2 familles à la base, touchées par le problème de plagiocéphalie positionnelle. Ce sont des parcours difficiles qui nous ont concernées toutes les deux. Nous sommes en contact avec beaucoup de professionnels. Nos objectifs : permettre un accès gratuit à tous sur un sujet très méconnu, ou en tous les cas dont l’information circule mal. Il est important que chaque professionnel sache son champ d’action et relaye auprès d’autres professionnels, pour que des enfants soient pris en charges très rapidement, de façon efficace et éviter que des déformations très sévères perdurent, comme on en a beaucoup, jusqu’à 3 cm d’asymétrie voire plus, ou éviter des enfants non traités pour qui on ne peut plus rien faire ou qui garderont, à vie des déformations ou des asymétries fasciales ou d’autres problèmes. Depuis, on s’aperçoit qu’il y a énormément de familles concernées. On informe des centaines de familles chaque année, avec toujours le même constat : « c’est le parcours du combattant, on se sent seul, pas écouté, pas informé, pas aiguillé ». Les parents se sentent en détresse émotionnelle lorsqu’ ils viennent nous voir. C’est là aussi où les professionnels ont un rôle à jouer vis-à-vis de familles : elles entendent trop souvent ; « ce n’est pas grave, cela partira tout seul, quand il grandira, quand il tiendra assis, les cheveux cacheront, trouvez un bon coiffeur ». Lorsque vous êtes parents, et que vous avez un enfant, vous n’avez juste pas envie d’entendre ce genre de chose lorsque vous êtes confrontés au problème. C’est quand même votre enfant, et c’est un peu normal que les parents du coup se sentent en détresse ».

Notre document est découpé en 4 parties afin d’aborder sous différents angles la question de recherche posée.

1ère partie : Expliciter la question de recherche. Présentation et analyse critique de la méthodologie retenue.
2e partie : Primarité ou secondarité des CPPP, torticolis, rotation privilégiée de la tête, en fonction des étiologies et des fréquences d’apparition.
3e partie : Primarité ou secondarité des CPPP, torticolis, rotation privilégiée de la tête, en fonction d’autres troubles fonctionnels.
4e partie : Primarité ou secondarité des CPPP, torticolis, rotation privilégiée de la tête à travers le diagnostic ostéopathique.

8 annexes étayent ce travail de recherche. Elles réunissent le verbatim (retranscription intégrale) des interviews des ostéopathes spécialistes sur lesquelles cette étude qualitative s’est basée, les planches anatomiques qui peuvent être appelées dans le document, des informations complémentaires en marge du sujet comme : les pratiques ostéopathiques recueillies chez les experts interviewés, des conseils à délivrer aux parents, ou des méthodologies d’études scientifiques intéressantes à connaitre, les liens bibliographiques.

Afin de rendre la lecture du travail de recherche la plus vivante possible, nous avons choisi d’associer à chaque thème analysé, l’étude bibliographique et les rappels anatomiques qui permettent de comprendre ou d’éclairer les avis et perceptions « métiers » des ostéopathes interviewés. Nous espérons que cette confrontation directe et parallèle de l’anatomie, de la bibliographie à chaque thème, répondra aussi à la nécessité de donner une envergure réelle et/ou critique aux propos recueillis. Nous espérons aussi qu’elle puisse apporter au lecteur des informations nouvelles et ouvertes sur d’autres questions connexes au sujet.
Nous avons conscience que l’étude présentée frôle souvent des questions à la limite du champ de la recherche choisie, questions que ce même champ d’étude attire assez naturellement aussi vers lui. Nous avons souhaité et choisi de les exposer tout de même, afin de laisser ouvert la possibilité de remettre aussi en cause les conclusions ou affirmations propres à notre étude et laisser d’autres champs d’exploration possibles pour d’autres études, d’autres mémoires futurs.
La retranscription intégrale des verbatim, c’est-à-dire des interviews réalisées, « mot pour mot », donne à leur texte un caractère « non filtré », « tonique », voire un peu familier parfois, qui peut surprendre mais qui donne aussi la teinte authentique et spontanée des interviews et de l’état d’esprit de chaque expert interviewé.

« Le soignant, c’est celui à qui le patient prend la main… »
Citation extraite du très beau roman sur la gynécologie « Le chœur des femmes »- Marc Zaffran Alias Martin Winckler/ Médecin.



RÉSUMÉ


La plagiocéphalie positionnelle, le torticolis, la rotation privilégiée de la tête sont trois dysfonctions pouvant apparaitre chez le nourrisson très tôt dès la naissance. Cette étude qualitative a pour objectif de chercher à comprendre en quoi ces dysfonctions peuvent apparaitre comme primaires selon les critères suivants (non inclusifs) : dysfonction somatique la plus significative du corps, dysfonction somatique du corps qui persiste le plus longtemps, dysfonction qui se révèle indépendamment des autres dysfonctions ultérieures ou concomitantes, dysfonction qui peut engendrer en cascade des dysfonctions secondaires à distance ; ou comme secondaires avec les critères suivants : dysfonction qui apparait en conséquence passive d’une dysfonction somatique primaire, dysfonctionnement qui corrige une dysfonction somatique primaire . Cette recherche a été abordée sous trois angles de vue : la fréquence d’occurrence de chacune des dysfonctions associées à la fréquence de son diagnostic et leurs étiologies (gestationnelles et post naissance), puis à travers d’autres troubles fonctionnels (digestifs, psychomoteurs) comme seuls motifs de consultation et enfin à travers le diagnostic ostéopathique palpatoire. L’étude analyse les interviews de six ostéopathes expérimentés en ostéopathie pédiatrique, qu’elle confronte à une étude bibliographique et aux connaissances anatomiques. L’encodage de l’information a été réalisé avec le logiciel NVIVO10, selon un principe de codage multi nominal et multithématique estimée plus réaliste dans notre contexte d’étude, que l’application de la théorie ancrée critiquée dans la littérature scientifique. Un long paragraphe est consacré à décrire la méthodologie adoptée, le plan d’étude, l’évolution du questionnement et une analyse fine des limites de l’étude.

L’étude permet de confirmer que les trois premiers mois de vie sont déterminants pour diagnostiquer et traiter une CPPP, une rotation privilégiée de la tête, ou un torticolis et éviter que ces dysfonctions s’installent définitivement, voire ne s’aggravent. Il y a 10 ans le nombre de CPPP augmentait extrêmement rapidement en raison de la campagne de prévention « dodo sur le dos », elle tendrait à diminuer depuis 2 à 3 ans grâce aux conseils plus souples, mais il n’en demeure pas moins que les avis restent partagés sur cette question sensible, en raison du manque de fiabilité sur les chiffres qui ne tiennent pas compte du diagnostic réel de la médecine de ville.

Les CPPP, à travers leurs étiologies variées, leur fréquence d’apparition chez les nourrissons, le moment même où elles apparaissent (dès la naissance ou après la naissance), peuvent apparaitre comme des dysfonctions primaires. Des études scientifiques n’ont pas mis en évidence formellement qu’une composante génétique intervenait directement dans la CPPP, bien qu’il existe des fratries d’enfants qui en sont atteints avec des parents eux aussi atteints. En revanche, ces études ont tout de même conclut, qu’il pouvait y avoir un facteur génétique à la rotation privilégiée de la tête (rotation préférentielle posturale), d’un nourrisson en lien avec une CPPP. Par ailleurs, les études anthropologiques témoignent de l’asymétrie génétique de tout être humain, en rapport avec son développement en spirale, dès la conception. Et la CPPP accentue l’asymétrie du crâne. Dans le cas des CPPP, les ostéopathes interviewés et les études sont en concordance pour dire que les garçons sont plus atteints que les filles, en raison d’un facteur de croissance du fœtus, plus important chez le garçon que chez la fille et à une motricité corrélée moindre, tant in utero, qu’à la naissance. Il pourrait aussi être question d’une sensibilité différente liée à l’imprégnation hormonale post-naissance en oestrogène. On relève plus fréquemment la présence de CPPP primaire chez les nourrissons prématurés. Les études actuelles ne démontrent aucun lien franc entre CPPP primaire et conditions d’accouchement de la mère (utilisation de matériel d’extraction par exemple, césarienne, accouchement long ou rapide, position d’accouchement, péridurale) et les ostéopathes interviewés offrent aussi un avis assez partagés sur cette question. Aucune conclusion hâtive ne peut donc être tirée. Des anomalies neuro motrices du fœtus, d’origine intra utérines sont évoquées et discutées par les ostéopathes interviewés comme origine à une CPPP primaire (position contrainte dans l’utérus sur bassin étroit, en déficit de mobilité, présence d’un jumeau, paroi utérine dense dans le cas d’une primiparité ou de prise médicamenteuse antérieure à la grossesse ou encore en raison d’un terrain chimique du métabolisme de la mère, oligoamnios). De nombreuses études les rejoignent sur ce sujet. D’autres contraintes pourraient intervenir sur le développement du cervelet, de manière directe suivant la position du crâne du fœtus ou indirecte (déficit de vascularisation), « empêchant » ce centre de coordination des mouvements à exercer correctement sa fonction dans la motricité symétrique (droite/ gauche) en intra utérin. La cause et l’effet se rejoignent ainsi en boucle fermée et assurerait le lit de la genèse d’une CPPP primaire.

Le torticolis du nourrisson est davantage considéré comme une dysfonction primaire dans la littérature scientifique et pour les ostéopathes interviewés. Il est en général présent dès la naissance. Il peut être d’origine intra-utérine, liée à une contrainte particulière sur la charnière CO/C1 du fœtus et là encore à un déficit de motricité. Il peut aussi être lié à un déficit de vascularisation des fibres musculaires, donnant lieu à une fibrose cicatricielle. Le torticolis du nourrisson peut être lié aux conditions d’accouchement : en particulier à la présentation du fœtus dans la filière génitale, aux gestes de l’obstétricien pour exercer la rotation de la tête et l’extension, un matériel d’extraction mal posé ou inadapté, un accouchement prolongé par une péridurale mal dosée, ou au contraire trop stimulé par l’ocytocine sont des causes pouvant impacter de manière très sérieuse la charnière cervicale et provoquer des spasmes des muscles sous occipitaux, du semi épineux, du splénius, et du SCOM, voir une lésion de leur vascularisation. Une étude récente montre aussi un taux conséquent de torticolis chez des bébés nés en siège par césarienne. Pour la moitié des cas environ, le torticolis du nourrisson est couplé à la présence d’une CPPP qui peut se révéler quelques jours après la naissance en général très rapidement, pour l’autre moitié des cas la dysfonction peut être isolée à la naissance.

La rotation privilégiée de la tête est une dysfonction qui peut aussi être primaire et apparaitre dès la naissance sans CPPP associée. Les études scientifiques montrent tout de même que dans plus de la moitié des cas (au moins 51%) elle est couplée à une CPPP (dans le sens : présence d’une CPPP et d’une rotation privilégiée de la tête concomitante, sans que la chronologie de mise en place soit clairement définie dans les études). Par contre, la rotation privilégiée de la tête peut, si elle n’est pas corrigée rapidement, donner lieu à une CPPP très rapidement, dans les tous premiers mois de naissance. La rotation privilégiée de la tête est une dysfonction qui passe très souvent inaperçue dans les examens cliniques des professionnels de santé, et même pour les parents. Les interviews montrent que les ostéopathes sont très attentifs à cette dysfonction et en diagnostiquent très fréquemment à travers leur consultation chez les nourrissons. L’étiologie intra utérine de la rotation privilégiée de la tête est nettement moins étudiée et démontrée La principale étiologie de la rotation privilégiée de la tête demeurerait sans doute liée aux conditions d’accouchement. Les conditions de puériculture (posture de couchage, utilisation des sièges auto) ont un impact non négligeable sur la mise en place ou le maintien d’une CPPP ou d’une rotation privilégiée de la tête, au point que les ostéopathes alertent régulièrement les parents à travers des conseils.

D’après les interviews, un lien entre La CPPP et les troubles fonctionnels d’ordre digestif (RGO, coliques) ou de retard de motricité comme la dissociation des ceintures, la tenue de la posture sur le ventre par exemple, voire même par la suite des troubles d’apprentissage de l’enfant (non irréversibles) est tout à fait envisageable. Mais il serait nécessaire de mieux cerner ce lien par d’autres études. Il est possible de présenter une CPPP ou une rotation privilégiée de la tête, voire un torticolis, comme une dysfonction secondaire à un système digestif fauteur de troubles, avec présence de RGO ou coliques. Nous avons présenté ce point de vue sous trois angles différents : tension de chaines viscéro-fasciales, liées à un déroulement embryogénique incomplet, adaptation de la posture à la douleur viscérale. Un lien avec les vaccins, comme facteur d’aggravation d’une CPPP a aussi été cité dans les interviews et semble aussi interpeller certains pédiatres qui travaillent avec les ostéopathes. Malgré que ce sujet soit très sensible, il mérite d’être évoqué dans cette étude, au même titre que l’utilisation de myo-décontractants pendant la grossesse qui pourrait impacter la mobilité fœtale et donc la genèse d’une CPPP intra utérine. La secondarité des trois dysfonctions pourrait aussi être liée à un trouble moteur du nourrisson dont l’origine pourrait être liée à un potentiel de développement de la suture lambdoïde non optimum par exemple.

Un impact sur certaines maladies ORL (infections en particulier) est souvent constaté par les ostéopathes.
De nombreux articles scientifiques font état depuis plus de 10 ans maintenant de retards psychomoteurs chez les enfants atteints de CPPP, permettant d’affirmer plus haut que cette dysfonction ne comprend pas uniquement qu’un impact « esthétique ». Ces articles étudient les performances motrices de l’enfant (tête, corps, membres), sensitive (traitement de l’information auditive en particulier), cognitive et comportementale. Les études scientifiques sur les risques associés au torticolis du nourrisson concernent plus fréquemment les déformations crânio-faciales (orbites, maxillaires) et le développement de la posture. Ces articles confortent certaines observations et ou craintes des ostéopathes interviewés.
Le diagnostic ostéopathique sur la primarité ou la secondarité des trois dysfonctions étudiées est assez peu détaillé dans les ouvrages d’ostéopathie, bien que le sujet soit connu, exploré et traité depuis de nombreuses années depuis l’avènement de l’ostéopathie crâniennes.

Le diagnostic ostéopathique sur la primarité ou la secondarité des trois dysfonctions étudiées est assez peu détaillé dans les ouvrages d’ostéopathie, bien que le sujet soit connu, exploré et traité depuis de nombreuses années depuis l’avènement de l’ostéopathie crâniennes. A travers notre analyse, nous pourrions proposer que des dysfonctions associées aux CPPP primaires pourraient se situer globalement en intra osseux des os : occiput, pariétal, temporal, suivant la largeur ou hauteur du méplat, mais aussi au niveau du MRP (ralenti, faible amplitude) associé à la zone (par compression des espaces sous arachnoïdiens et donc du LCR), avec sensation d’un crâne peu respirant, en « compression », compression des condyles occipitaux sur l’atlas, avec une antériorisation d’un condyle par rapport à l’autre et une position de confort du nourrisson sur le condyle en compression. Il peut y avoir un fort chevauchement sutural ou une suture très dense, comprimée. Des contraintes sur la SSB, surtout en strain, bien que cette dysfonction n’apparait jamais seule. Des fixations thoraciques hautes (cylindre pulmonaires haut d’un cote), voire dorsales hautes, une impaction du sacrum peuvent être associée.

Le torticolis primaire présenterait a minima un nodule sur le SCOM ou le semi-épineux, signe d’un spasme ou de la présence d’un hématome, une déviation /compression des condyles occipitaux, les synchondroses inter-condyliennes absorbant la contrainte pour laisser l’axe du Foramen Magnum/atlas/axis. La latéralisation mandibulaire vers la gauche, peut être en contact avec la clavicule homolatérale. Une torsion globale, fortement imprégnée du corps du nourrisson qui tente de rétablir l’équilibre de l’axe de son corps à l’aide de son bassin, sans pour autant qu’il y ait une dissociation des ceintures lorsque la tète tourne du cote déficitaire.

La rotation privilégiée de la tête primaire présente une asymétrie de la rotation de la tête passive et active très franche (oreille collée à la table dans le sens de rotation privilégiée, en position couché sur le dos) et sous les mains le condyle controlatéral à la RPT est particulièrement comprimé, en position médial et antérieur, les muscles sous-occipitaux spasmés d’un côté comme de l’autre (spasme en raccourcissement du côté du condyle comprimé, spasme d’allongement du côté du condyle « déchargé »). La dysfonction est quasiment toujours associée à une dysfonction de la ceinture scapulaire (un bras en rotation interne ou en extension par exemple ou un cylindre thoracique haut, avec une épaule plus haute que l’autre), la présence de dorsales hautes fixées, acceptant mal la flexion et un tendon central raide, tracté vers le haut, de sorte que la tentative de rotation dans le sens déficitaire entraine tout le bloc du corps avec elle et une gêne chez le nourrisson qui peut se mettre à pleurer). Pas ou très peu de méplat du crâne associé si la dysfonction est observée très tôt après la naissance (avant 1 à 2 mois).Pas d’inclinaison favorisée de l’occiput par rapport à la colonne cervicale.

L’accélération de la correction des CPPP grâce aux traitements ostéopathiques a déjà été évaluée scientifiquement et les résultats donnent des conclusions prometteuses, qui méritent d’être rediscutées, confortées. D’autres études seraient intéressantes à mener sur la rotation privilégiée de la tête. Notre recherche nous a conduits vers de nombreuses autres pistes d’interrogation, que nous citons en conclusion.
À l’issue de cette recherche, nous espérons avoir apporté un regard nouveau sur la place de l’ostéopathie dans le diagnostic précoce de ces trois dysfonctions et/ou dans leur traitement, en faveur d’une orientation thérapeutique proposée aux parents plus ouverte vers l’ostéopathie.



ABSTRACT


The positional deformational plagiocephaly (CPPP), the torticollis, the preferential rotation of the head are three dysfunctions which can appear at the infant’s very early from the birth. This qualitative study has for objective to try to understand in what these dysfunctions can appear as primary according to the following criteria (not including) : the most significant somatic body’s dysfunction, the somatic body’s dysfunction which persists longer, dysfunction which shows itself independently of the other later or concomitant dysfunctions, the dysfunction which can engender remotely some secondary dysfunctions with the following criteria : dysfunction which seems as a consequence passive of a somatic primary dysfunction, a dysfunction which corrects a primary somatic dysfunction. The study analyzes the interviews of six osteopaths experimented in pediatric osteopathy, and confronts it with a scientific bibliographical study and with anatomical knowledge. The encoding of the information was realized with the software NVIVO10, according to a principle of nominal and multithematic coding estimated more realistic in our context of study, that the application of the “grounded theory” criticized in the scientific literature. The document presents in more detail the methodology retained for the study and suggests a perspective in the search’s question, under three different angles of approaches : the frequency of occurrence of each of the dysfunctions associated with the frequency of its diagnosis and their étiologies (intrauterine and after birth), then through other functional disorders (digestive, psychomotor), as only motives for consultation and finally through the osteopathic diagnosis palpation. The analysis allows to conclude that each of three dysfunctions can appear and be treated as primary dysfunctions event though they are or not. associated their occurrence during the third first months of life is frequent but not always taken care well by the medical professions. The preferential rotation of the head is recognized in particular insufficiently, including by the parents (while it is present in near half of the cases with a CPPP). Through an anatomical analysis, it is possible to suggest that the one or other one of these dysfunctions can be secondary in other functional disorders such as digestive disorders. Particuraly, the CPPP is often concomitant in the digestive disorders but other studies would be interesting to lead on this matter. The study proposes osteopathic ways of diagnosis palpation to find how the three dysfunctions could be primary. The analysis allows to put forward the psychomotor consequences for the child in the case of the CPPP and postural in the case of a torticollis At the end of this research, we hope to have brought a new look on osteopathy’s place in the early diagnosis of these three dysfunctions and in their treatment, in favour of a therapeutic orientation proposed to the parents more open towards the osteopathy.


SOMMAIRE


REMERCIEMENTS

PRÉAMBULE - DÉDICACE

RÉSUME DU DOCUMENT

ABSTRACT OF THE DOCUMENT

RÉSUMÉ DE L ÉTUDE

1-CONTEXTE ET OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

2-PRESENTATION DE L’ÉTUDE ET DÉFINITIONS
2.1 : DÉFINITIONS BIBLIOGRAPHIQUES
2.2 : ÉVOLUTION DE LA PROBLÉMATIQUE RETENUE
2.3 : CHOIX ET ANALYSE CRITIQUE SUR LA MÉTHODOLOGIE QUALITATIVE RETENUE
2.4 : PLAN DE TRAVAIL RETENU – CODAGE DE L’INFORMATION ET MÉTHODE D’ÉLABORATION DE LA GRILLE D’ANALYSE DES DONNÉES
2.5 : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

3 - CONVENTION ET SIGLES

4 - DÉFINITION DE LA DYSFONCTION SOMATIQUE PRIMAIRE OU SECONDAIRE – CONCEPT DE CAUSE A EFFET

5- ÉTAT DES LIEUX SUR LE MOTIF DE CONSULTATION CHEZ L’OSTÉOPATHE
5.1 ÉVOLUTION DE LA FRÉQUENCE DES MOTIFS DE CONSULTATIONS POUR CPPP
5.2 ÉVOLUTION DE LA FRÉQUENCE DES TORTICOLIS OU DE LA ROTATION PRIVILÉGIÉE DE LA TÊTE

6- PRIMARITÉ DES CPPP PAR RAPPORT AU TORTICOLIS OU ROTATION
PRIVILÉGIÉE DE LA TÊTE

6-1 ÉTUDE DE LA PRIMARITÉ EN REGARDANT LES FRÉQUENCES D’APPARITION DE CPPP, DE TORTICOLIS, DE ROTATION PRIVILÉGIÉE DE LA TÊTE
6-2. PRIMARITÉ PAR RAPPORT AUX ÉTIOLOGIES D’APPARITION D’UNE CPPP
6.2.1 FACTEUR DE CROISSANCE
6.2.2 MANQUE DE PLACE ET MANQUE DE MOBILITÉ DU FŒTUS OU PROBLÈME DE MOTRICITÉ
6.2.3 FACTEURS LIES AUX CONDITIONS DE GROSSESSE
6.2.4 FACTEURS LIES A L’ACCOUCHEMENT
6.2.5 FACTEURS A DISTANCE DE L’ACCOUCHEMENT

7 - ÉTIOLOGIES DES TORTICOLIS DU NOURRISSON OU ROTATION PRIVILÉGIÉE DE LA TÊTE – CONDITIONS DE PRIMARITÉ
7.1 ÉTIOLOGIES INTRA-UTÉRINES
7-2 ÉTIOLOGIES LIÉES AUX CONDITIONS D’ACCOUCHEMENT
7- 3 OCULOMOTRICITÉ ET TORTICOLIS OU ROTATION PRIVILÉGIÉE
DE LA TÊTE
7-4 CONDITIONS DE POSTURE POST ACCOUCHEMENT

8- TROUBLES FONCTIONNELS ASSOCIES AU CPPP,OU TORTICOLIS OU
ROTATION PRIVILÉGIÉE DE LA TÊTE

8.1 : TROUBLES FONCTIONNELS LIES AUX DYSFONCTIONS ÉTUDIÉES : VUE GLOBALE DES INTERVIEWS
8.2 POINTS DE VUE EXPRIMES EN MARGE DE L’ÉTUDE POUR LE FUTUR DES BÉBÉS

9- RAPPELS DE QUELQUES DÉFINITIONS ET NOTIONS SUR LA DYSFONCTION OSTÉOPATHIQUE A TRAVERS LES TESTS

10 - LES DYSFONCTIONS OSTÉOPATHIQUES FRÉQUEMMENT RENCONTRÉES
10.1 DANS LE CAS D’UNE CPPP
A/ AU NIVEAU DU CRANE
B/ LES CEINTURES ET L’AXE DU BÉBÉ
C/ QUALITÉ TISSULAIRE (FASCIA, VISCÉRAL) PALPÉE DANS LE CADRE D’UNE CPPP
10.2 DANS LE CAS D’UN TORTICOLIS OU D’UNE ROTATION PRIVILÉGIÉE DE LA TÊTE D’UN COTE

CONCLUSION DE L’ÉTUDE

QUESTIONS DÉGAGÉES AU PÉRIMÈTRE DE L’ÉTUDE

ANNEXES


MÉMOIRE en PDF


L’Ostéo4pattes-Site de l’Ostéopathie remercie Laidet Isabelle l’avoir autorisé à publier ce mémoire.


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