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Nature Sciences Santé n°21

Décembre 2019
lundi 6 janvier 2020 par Jean Louis Boutin

Édito

Je suis parfois surprise de constater les différences qui existent entre la réputation de certaines plantes ou extraits de plantes ou de nutriments, et les résultats quelquefois très décevants que peuvent donner des études cliniques. Dans certains cas, pourtant, des professionnels de santé qui les conseillent ou les prescrivent me confirment observer des effets bénéfiques chez leurs patients. Dans d’autres, ils attestent d’une absence d’efficacité.

Pour une plante, il semble logique de constater une différence importante entre un usage traditionnel l’utilisant entière et des extraits concentrés en un ou plusieurs principes actifs. Quand des études cliniques montrent les effets bénéfiques d’un extrait breveté et qu’ils ne sont pas retrouvés chez leurs patients par les professionnels de santé, plusieurs explications sont possibles : l’analyse des résultats a été biaisée d’une façon ou d’une autre, ou les patients ont bien acheté un complément alimentaire contenant un extrait de la plante en question, mais pas celui évalué dans l’étude. Ou encore, certains patients, en raison peut-être d’une variation génétique, ne sont pas répondeurs, n’absorbent donc pas les principes actifs et dans ce cas, le complément alimentaire n’a pas d’effet.

Par contre, l’inverse est beaucoup plus étonnant. Une plante, tout comme ses extraits, a une bonne réputation d’efficacité, confirmée par les observations de professionnels de santé, et les études cliniques, elles, concluent à une absence totale d’effet. Mauvaise qualité méthodologique des études ou effet placebo plus important ?

On rencontre également d’importantes différences de résultats avec des nutriments présentant une faible biodisponibilité. Dans ce cas, la galénique, la formulation, les caractéristiques de la matière première... vont jouer un rôle important dans l’efficacité du complément alimentaire. C’est ainsi le cas par exemple pour la CoQ10, le glutathion ou la curcumine. Et là, choisir un bon produit est parfois difficile.

Brigitte Karleskind

Sommaire

Le chardon-Marie - De l’usage traditionnel à la recherche scientifique

Le chardon-Marie est l’une des plantes les plus couramment utilisées dans la prise en charge des maladies hépatiques. C’est également actuellement l’une des plus étudiées pour ses effets potentiels sur la maladie du foie gras non alcoolique et sa forme plus avancée, la stéatohépatite non alcoolique.

L’ergothionéine, un antioxydant particulier

L’ergothionéine est un acide aminé soufré dérivé de l’histidine abondamment présente dans différentes sources alimentaires. Les champignons en sont la source la plus riche. puissant antioxydant et anti-inflammatoire, elle aurait notamment des effets particulièrement bénéfiques sur le cerveau. Depuis peu, une forme synthétique est autorisée et disponible pour les compléments alimentaires en europe.

Trop de femmes en âge de procréer ont des taux de folates insuffisants

Les résultats du volet nutrition de l’étude esteban 2014-2016, Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition, viennent d’être publiés. ils révèlent notamment que plus de 13 % des femmes françaises en âge de procréer présentent un risque de déficit en folates.

Dossier

Quand la testostérone baisse

Des nutriments essentiels comme le zinc, le magnésium, la vitamine D, des extraits de plantes comme la racine d’ortie, le fenugrec, le Tribulus terrestris, l’ashwagandha... peuvent, associés à des modifications du mode de vie, aider à moduler les niveaux de testostérone.
Chez l’homme, il n’y a pas, comme cela se produit chez la femme à la ménopause, une interruption soudaine et inéluctable de la fonction de reproduction. Certains hommesrestent fertiles jusqu’à un âge avancé. C’est pourquoi le terme d’andropause peut sembler inadéquat et qu’on lui préfère celui de déficit androgénique lié à l’âge ou DALA.

Stimuler naturellement la production de testostérone

Des apports et des concentrations insuffisants en certains micronutriments essentiels perturbent la production de la testostérone. par ailleurs, des extraits de plantes peuvent aider à retrouver de meilleurs niveaux par différents mécanismes.
Une étude de population montre, chez des hommes âgés, un lien positif entre le magnésium et la testostérone. Le fait que de faibles niveaux de magnésium cohabitent avec une augmentation de la production d’espèces réactives de l’oxygène et un état inflammatoire peut en partie expliquer cette association. Une inflammation chronique de bas grade perturbe, en effet, la sécrétion de la testostérone.

Questions au dr Vincent Renaud : Déficit androgénique lié à l’âge. La prise en charge doit être globale.

Le Dr Vincent renaud, médecin nutritionniste, est l’auteur, avec la diététi-cienne, nutritionniste et micro-nutritionniste Véronique Liesse, de l’ouvrage Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie !
Le Dr Vincent Renaud nous parle des facteurs qui influencent l’apparition chez un homme d’un déficit androgénique lié à l’âge. Il nous explique commentagir sur ces facteurs et sur les symptômes qui accompagnent l’apparition de ce déficit.

Nous remercions la revue Nature Sciences Santé de nous avoir autorisé à présenter ce numéro de la revue

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