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Manuel d’ostéopathie

Langer W., Hebgen E. - Maloine 2016
vendredi 23 août 2019 par Eric Hebgen , Werner Langer

Broché, 656 pages - Format : 17 x 24 cm - ISBN : 9782224034276 - Prix : 71 €

Descriptif

Ce "traité" constitue un livre d’enseignement complet, grâce au travail collectif de différentes écoles d’ostéopathie. Les différents aspects de l’ostéopathie sont présentés sous une forme didactique, en plus de 600 pages, avec de nombreuses illustrations, des questions pour une autoévaluation ainsi que des exemples de cas.

Des chapitres bien illustrés en ostéopathie pariétale, viscérale et crâniosacrée fournissent les éléments diagnostiques et thérapeutiques indispensables.

Les structures importantes du point de vue ostéopathique, comme les fascias et les tissus conjonctifs, sont décrites en détail.

Le lecteur, l’étudiant, peut également vérifier immédiatement son niveau de formation avec des questions d’autoévaluation.

Les différents thèmes sont abordés en fonction de leur intérêt dans la pratique quotidienne.

Le plus : de nombreux exemples de cas montrent comment des ostéopathes expérimentés travaillent face à des tableaux pathologiques choisis. Les grands contenus de formation sont couverts par ce traité.

Avant-propos

Quand on discute de choses importantes qui concernent la vie, on recherche des arguments solides. Quand on parle de l’environnement et du climat, de l’énergie nucléaire ou encore de la médecine, on s’appuie sur la science et la recherche pour donner du poids aux arguments ou réduire au silence les contradicteurs. Dans notre monde médiatisé, la caractéristique « scientifique » est toujours utilisée à titre publicitaire. La logique et les statistiques sont alors présentées de telle sorte qu’une image favorable est obtenue.
Andrew Taylor Still, qui est considéré comme le fondateur de l’ostéopathie, voulait trouver la « vérité ». Il aimait la sagesse, il étudiait la vie, il était par définition un philosophe (la philosophie est « l’amour de la sagesse »). Jusqu’à la fin de sa vie, il s’est efforcé inlassablement de prouver ce que l’on dit et fait ; il était un chercheur, un explorateur et un scientifique. Un de ses principes fréquemment cité est le mouvement. Le mouvement est l’expression la plus nette de la vie. Les notions de vie et de mouvement symbolisent un changement constant. Ce dernier est l’adaptation de la vie à l’environnement et est appelé évolution.

Le saut de l’évolution vers l’Homme permet à ce dernier de percevoir son environnement, de l’analyser, voire de le comprendre. C’est pourquoi il peut se représenter le passé et l’avenir, et pronostiquer une évolution future. Il s’agit du terrain de la recherche et de la science. L’objectif est de reconnaître, d’expliquer et de comprendre.

De tout temps, le but de « l’art de guérir », de la médecine, est de reconnaître, d’expliquer et de comprendre la vie afin d’éviter les dangers pour que la vie soit maintenue ; c’est ce que nous appelons la santé. La médecine moderne a développé des standards scientifiques élevés afin de garantir et de contrôler des procédures diagnostiques et thérapeutiques. Il est indéniable que ceci a conduit à une qualité élevée des techniques médicales.
L’Homme ne peut être démonté dans un laboratoire comme un robot. Le psychisme, les émotions et ce que les philosophes décrivent depuis la nuit des temps comme « l’âme », ne peuvent être complètement analysés, expliqués et compris avec les appareils et les méthodes scientifiques les plus développés. Il s’agit d’un domaine dans lequel nous ne savons pas ; là nous commençons à croire. Soit nous croyons en l’âme de l’Homme, soit nous pensons qu’elle n’existe pas.

L’art de guérir avance en permanence dans cette région. L’étude des Hommes qui luttent pour leur vie, l’intérêt pour la vie et la mort, entraînent souvent le thérapeute à la frontière entre la connaissance et la croyance. C’est pourquoi l’art de guérir ne peut pas être seulement une science pure. Quand nous voulons regarder la vie et plus particulièrement l’Homme dans sa globalité, nous devons dépasser les frontières scientifiques du corps et nous nous retrouvons dans le domaine des croyances. Cela déclenche des émotions particulières. Quand la croyance s’agrège en dogmes, nous nous retrouvons dans le domaine des religions. Les purs et durs de la science peuvent alors nous renvoyer au fait que la psychologie a fait aujourd’hui d’importants progrès au niveau scientifique et que nous sommes en capacité par des stimulations techniques de comprendre de mieux en mieux le cerveau humain. Il y a cependant encore besoin de répondre à de nombreuses autres questions sur le pourquoi et le comment, ainsi que sur le sens de la vie, ce qui nous laissera croire encore pendant longtemps.

Les patients sont des personnes dont la vie est perturbée, que ce soit par des traumatismes physiques ou psychologiques. Les deux peuvent influencer et perturber le déroulement harmonieux des processus physiologiques dans le corps humain. La symbiose dans l’Homme et entre les hommes peut être perturbée. Nous parlons alors de maladie. Il faut corriger les troubles pour rétablir l’harmonie et l’équilibre. On aura alors parfois besoin d’une aide et cette aide peut avoir plusieurs leviers.
Il peut s’agir de l’amélioration des stratégies propres de l’organisme, de l’augmentation de la mobilité, de la mise à disposition de nouvelles ressources et de stimulations, ainsi que de conditionnement par lesquels le thérapeute peut favoriser le processus de guérison.

De tout temps, les bases de la médecine ont oscillé entre le culte et la connaissance. La valeur respective de ces deux facteurs dans la médecine actuelle est discutée. Le fait que chacun d’entre eux ait son importance pour le patient doit être pris en compte par tout médecin et tout thérapeute.
La médecine ostéopathique enseignera clairement cette vision globale. Elle se base sur les connaissances des sciences de la nature et de la médecine académique, qui sont les fondements de la compréhension et du traitement du patient. Cependant, afin de pouvoir appréhender le patient dans sa globalité, la communication, qu’elle soit verbale, émotionnelle ou par l’intermédiaire des sens, joue un rôle particulier.

Dans ce livre, nous avons essayé de clarifier le mode de pensée ostéopathique comme il peut être expliqué par l’histoire et de mettre en évidence les besoins qui ont été à son origine. Le lecteur peut aussi se familiariser avec les techniques pratiques solides de l’ostéopathie. Ces dernières ne sont qu’un outil pour les ostéopathes et peuvent souvent être remplacées à volonté par d’autres outils afin d’atteindre le résultat escompté. Dans la dernière partie de l’ouvrage, il existe un chapitre particulièrement intéressant qui doit montrer ce qu’est le quotidien d’un ostéopathe. À partir d’exemples de patients, le lecteur doit pouvoir comprendre la pensée ostéopathique.

Avant de vous souhaiter beaucoup de plaisir dans l’étude de l’ostéopathie, nous voulons vivement remercier tous ceux qui ont collaboré à l’écriture de ce livre. Il s’agit tout d’abord de ceux qui n’ont pas été cités, les épouses et les époux, les membres des familles des auteurs que nous avons privés de notre présence pendant de nombreuses heures et qui nous ont permis ainsi d’effectuer ce travail. Un grand merci à l’ensemble des auteurs des différents chapitres. Certains d’entre eux ont eu la difficile mission d’intégrer les nombreuses techniques d’examen et de traitement dans l’ouvrage. D’autres ont apporté une contribution inestimable en nous faisant partager leur travail quotidien dans leur cabinet.

Nous sommes très fiers que finalement un aussi grand nombre de collègues ostéopathes ait participé à la réalisation de ce livre. Aussi parce que ceci a été possible en passant au-dessus des « frontières des chapelles » ostéopathiques.
Le développement de l’ostéopathie n’est pas encore terminé, il y aura dans le futur en permanence de nouveaux cas à décrire et de nouveaux développements à intégrer dans un livre d’enseignement. Dans ce domaine aussi le principe de base de l’ostéopathie est également valable : la vie est le mouvement.
St. Vith et Kônigswinter, août 2012
Werner Langer - Eric Hebgen

Sommaire

Partie 1 - Origine et importance de l’ostéopathie
1.- Histoire de l’ostéopathie  
 1.1 Les fondateurs de l’ostéopathie  
 1.1.1 Andrew Taylor Still  
 1.1.2 John Martin Littlejohn  
 1.1.3 William Garner Sutherland  
 1.2 Chiropraxie versus ostéopathie - Une comparaison basée sur l’histoire  
 1.2.1 Daniel David Palmer  
 1.2.2 La thérapie manuelle en Europe  
 1.3 L’ostéopathie en Europe  
 1.3.1 The British School of Osteopathy  
 1.3.2 John Wernham  
 1.3.3 France  
 1.3.4 Ostéopathie crânienne
2. Qu’est-ce que l’ostéopathie ?
 2.1 L’ostéopathie est de la médecine  
 2.1.1 Que dit Still ?  
 2.1.2 L’ostéopathie aujourd’hui  
 2.1.3 Mouvements de renouveau dans l’époque de la médecine d’alors  
 2.1.4 Connaissances issues de l’observation de la nature  
 2.2  L’ostéopathie est une philosophie  
 2.2.1 Les principes de l’ostéopathie  
 2.3 L’ostéopathie est une science  
 2.4 L’ostéopathie est un traitement  
 2.5 Les limites et les dangers  
 2.6 L’ostéopathie : un chemin de la conscience
Partie 2 - Fondements et bases de l’ostéopathie
3. Introduction  
4. Principes thérapeutiques  
 4.1 Domaine pariétal  
 4.2 Fascias
 4.3 Domaine viscéral
 4.4 Domaine crâniosacré
5. Ostéopathie pariétale - Ostéopathie de l’appareil locomoteur  
 5.1 Rachis et paroi thoracique  
 5.2 Thorax/Côtes  
 5.3 Le bassin
 5.4 Membres — Membre supérieur
 5.5 Membres — Membre inférieur
6. Ostéopathie viscérale Ostéopathie des organes internes  
 6.1 Examen diagnostique des organes en ostéopathie viscérale  
 6.2 Duodénum  
 6.3 I ubos utérins
 6.4 Vésicule biliaire  
 6.5 Vessie
 6.6 Cœur
 6.7 Jéjunum et iléon
 6.8 Côlon
 6.9 Foie
 6.10 Poumons   
 6.11 Estomac
 6.12 Rate
 6.13 Reins
 6.14 Oesophage
 6.15 Ovaire
 6.16 Pancréas
 6.17 Péritoine
 6.18 Prostate
 6.19 Urètre
 6.20 Utérus
7. Ostéopathie crâniosacrée
 7.1 Crâne
 7.2 Sutures du crâne
 7.3 Sacrum
 7.4 Diaphragmes
 7.5 Système membranaire crânien et spinal
 7.6 Vaisseaux veineux
 7.7 Liquide cérébrospinal
 7.8 Symphyse sphénobasilaire
 7.9 Os sphénoïde
 7.10 Os occipital
 7.11 Os frontal
 7.12 Os pariétal
 7.13 Os temporla
 7.14 Os ethmoïde
 7.15 Vomer
 7.16 Os lacrymal
 7.17 Os nasal
 7.18 Os zygomatique
 7.19 Maxillaire
 7.20 Os palatin
 7.21 Mandibule
 7.22 Os hyoïde
8. Tissu conjonctif et fascias, bases du traitement ostéopathique
 8.1 Définition du fascia
 8.2 Importance fonctionnelle
 8.3 Embryologie
 8.4 Histologie et physiologie
 8.5 Anatomie et topographie
 8.6 Diaphragmes fasciaux : les zones tampons
 8.7 Le Bowstring et le tendon centram
 8.8 Diagnostic fascial
 8.9 Principes de traitement en ostéopathie fasciale
Partie 3 - Ostéopathie appliquée
9. Rapport thérapeute-patient
 9.1 Examen ostéopathique
 9.2 Symptômes spécifiques/diagnostic différentiel
10. Observations ostéopathiques et exemples de cas
 10.1 Exemples de cas

 Partie 4 - Annexes
11. Glossaire
12. Abréviationq
13. Coauteurs
14. Crédits photographiques
15. Index

Nous remercions les éditions Maloine de l’avoir autorisé à présenter ce livre
1ère publication : Site de l’Ostéopathie le 09-11-2018


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