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L’ostéopathe magazine n° 26

lundi 25 mars 2019 par L’Ostéopathe magazine

Édito : Ostéopathie sans frontières pour ostéopathes sans limites

Des terrains solidaires aux voyages humanitaires, l’ostéopathie se balade de mains en mains. Elle se joue des frontières, des langues, des us et des coutumes. Elle se nourrit d’échanges et les ostéopathes qui vivent cette aventure savent que « le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page »*. Pratiquer l’ostéopathie dans un cadre solidaire et humanitaire fait nécessairement bouger les limites de chaque volontaire. Mais de quelles limites parlons-nous ?
Dans ce numéro, nous nous sommes posé la question de l’identité de l’ostéopathie. À travers cette quête, nous avons remonté l’histoire de l’ostéopathie jusqu’à sa création par Andrew Taylor Still. À la lecture de ce reportage, on peut se demander si l’ostéopathie n’était pas un outil pour s’émanciper des conventions d’un système médical trop étroit pour une pensée novatrice...
De Still à Nietzsche, il n’y a qu’un pas... que je franchis allègrement. Car la pensée Nietzschienne nous aide à comprendre ce qui nous enferme pour dépasser nos propres frontières. Les limites que nous imposons à notre esprit, elles-mêmes imposées par notre système de représentation transmis par notre éducation, notre culture, etc. Alors il faut casser le système et assumer nos ressentis avec des normes qui nous sont propres. Car la finalité de cette pensée nous invite à être heureux dans une réalité totalement assumée. Elle nous incite à retrouver une joie spontanée particulière à l’enfance. Comme une permanence et non pas un point de départ.
Les contours de nos frontières intérieures sont en perpétuel mouvement. Celles bien trop réelles de nos continents et de nos sociétés deviennent aisément franchissables avec l’ostéopathie comme compagnon de voyage. Et si l’humanité de l’ostéopathie résidait dans sa capacité à émanciper quiconque la touche ? Car le sens tactile est unique : lorsque l’on touche, on est toujours touché... en plein coeur ?

Reza Redjem-Chibane,
Rédacteur en chef et responsable de la publication.

* Citation attribuée à Saint Augustin.

Actualités – Rencontres

2e colloque du ROF : L’expérience ne vaut que si elle est partagée.

Le colloque du 6 juin 2015 à Champfleuri (69) a été l’occasion pour le ROF (Registre des Ostéopathes de France) de présenter son nouveau département Partages d’expérience.
Son objectif : développer le compagnonnage en ostéopathie.
Le département Partages d’expérience est ouvert aux diplômés ou futurs diplômés pour les accompagner dans leur transition d’étudiant à professionnel. Côté professionnel, il donne la possibilité à des ostéopathes de devenir des parrains engagés dans le partage de leur expérience humaine et professionnelle. Les conférences
de ce colloque portaient donc sur la transmission du savoir ostéopathique. Mais avant d’apprendre, il est nécessaire de se connaître. La question de l’identité de l’ostéopathie a été longuement développée. Laurent Denizeau, docteur en sociologie et anthropologie, a tenté de répondre à la question Existe-t-il une identité de l’ostéopathie ? Alors que Philippe Mahé, fort de se double compétence de médecin et d’ostéopathe, a présenté le compagnonnage en médecine avant de faire un bilan de cette pratique en ostéopathie. Auparavant, Caroline Barry, ingénieure de recherche à l’IN- SERM, est revenue sur l’historique et les conclusions du rapport INSERM sur l’efficacité de la pratique ostéopathique

Existe-t-il une identité de l’Ostéopathie ?

Pratiquer l’ostéopathie fait appel à un savoir-faire et à l’acquisition d’un ensemble de techniques. C’est l’habitus ostéopathique. Mais ce métier ne se limite pas à cela. Entre savoir-faire et savoir-être, quelle est l’identité de l’ostéopathie ?
Pour répondre à cette question, les membres du ROF (Registre des Ostéopathes de France) ont fait appel à Laurent Denizeau, docteur en sociologie et anthropologie de l’Université Lumière Lyon 2 et enseignant chercheur au Centre Interdisciplinaire d’Ethique de l’Université Catholique de Lyon. Il est également directeur pédagogique du DU Philosophie et l’ostéopathie.
L’habitus est une notion développée par Pierre Bourdieu, sociologue français, pour représenter la matrice de perception et de jugement. La matrice, c’est la manière d’être, de se tenir, de manger, etc. Elle est le résultat de l’intériorisation d’un ensemble de normes, de valeurs, de comportements, etc. Du point de vue de la sociologie, on appartient à une classe sociale et on développe un habitus propre à cette classe sociale. Le rôle de l’anthropologue est de réfléchir aux représentations qui forment un groupe social. Laurent Denizeau s’est donc intéressé à l’expérience des ostéopathes et à la manière dont ils la perçoivent et en parlent. Et lorsqu’il interroge les ostéopathes sur ce sujet, la réponse la plus fréquente est : « je ne fais pas de l’ostéopathie, je suis ostéopathe ». Les ostéopathes refusent le « faire » pour s’identifier à l’« être ». Si la transition de l’apprentissage du métier à sa pratique se définit par une expérience centrée sur « un affinement perceptif », la singularité ostéopathique se définit alors dans cet affinement perceptif de l’expérience. Mais identifier cette singularité reste difficile en raison de la diversité des courants ostéopathiques. Quel est ce commun partagé qui donnerait une identité aux ostéopathes ? Le « savoir-être » ostéopathique dépasserait-il les différentes appartenances « confessionnelles » ?

Le compagnonnage en ostéopathie : option ou devoir ?

D’Hippocrate à A.T. Still, le compagnonnage semble profondément inscrit aussi bien en médecine qu’en ostéopathie. Ce mode de transmission des savoirs existe-t-il encore dans notre époque contemporaine ? Les réponses de Philippe Mahé.
Le compagnonnage est une tradition française inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2010.
Il représente le fait d’aller chez un maître pour se perfectionner au niveau professionnel. De manière plus large, il incarne le passage des acquis intellectuels à la pratique. Les métiers de la santé ont toCompagnonnageenostheopathie#26ujours eu recours au compagnonnage. L’étudiant demandait à voir un ancien et l’ancien recevait l’étudiant sur son lieu de travail. Mais aujourd’hui, c’est rare. Après avoir été diplômé, le jeune thérapeute s’installe et exerces on métier.

Dossier :Ostéopathie tout terrain

Du japon à l’Angleterre, l’ostéopathie s’exprime de différentes manières. Elle est timide à Kobe, affirmée à Plymouth. Sur d’autres fronts, elle s’affiche solidaire et humanitaire aussi bien dans les pays en voie de développement qu’auprès des plus démunis dans les pays développés. Ses ambassadeurs sont alors des ostéopathes bénévoles animés par la volonté de faire connaître et reconnaître l’ostéopathie à travers le monde. L’ostéopathie tout terrain : un dossier qui va vous faire voyager sur la planète ostéo. Attention… embarquement immédiat !

Métier - Enquête - Ostéopathie solidaire et humanitaire

L’ostéopathie est holistique. L’ostéopathie est manuelle. L’ostéopathie est thérapeutique bien sûr, philosophique parfois et ésotérique à ses heures perdues. Elle est humaniste dans son essence même. Mais comment est-elle solidaire et humanitaire ?
Dans cette enquête, nous avons exploré les terrains sur lesquels s’exprimait une ostéopathie solidaire et humanitaire. Cette enquête s’est essentiellement portée sur les expériences associatives en France qui amènent l’ostéopathie auprès de personnes les plus démunies ou celles pour qui l’accès à l’ostéopathie est difficile. À l’issue de cette enquête il est possible de faire ressortir quatre caractéristiques...

:FEDOSOLI : L’ostéopathie solidaire clefs en mains

FEDOSOLI est une Fédération d’associations engagées dans l’Ostéopathie solidaire. Son but : Favoriser et accompagner les initiatives d’Ostéopathes en France et à l’international.
FédOsoli est créée en 2009 pour rassembler trois associations : Les mercredis de l’ostéo, Ostéo partage à Lille et une association de Montpellier. L’objectif était d’initier un mouvement national d’ostéopathie solidaire au service de tous les défavorisés (SDF, retraités démunis, etc.) pour améliorer leur accès à l’ostéopathie. Pour se faire, FédOsoli incite lesfédoselil’otéopathiesolidaire-26 ostéopathes à monter des projets partout en France et propose des structures clés en main pour créer des associations solidaires : statuts, guide de création d’une association, agenda de création, etc. Une fois créées, les associations sont libres d’adhérer ou non à la fédération. FédOsoli a ainsi contribué au lancement d’Ostéopathie solidaire à Toulouse, d’Ostéopathie du cœur, etc. Des associations qui œuvrent à l’international ont également rejoint FédOsoli. Concernant les actions à l’international, la durée des missions est une réelle problématique.

OSTEOPATHES DU MONDE : du nourrisson au futur champion, l’échange des cultures est leur but 

Ostéopathes du monde (ODM) est une association créée en 2012 par 5 ostéopathes et reconnue d’intérêt général en 2014 par l’ARS (Agence Régionale de Santé). Elle propose des soins et un suivi ostéopathique gratuits dans des pays où l’ostéopathie n’est pas accessible à tous ou absente du système de soins.
ODM s’intègre dans des structures locales comme des associations sportives, dispensaires, centres médicaux et hôpitaux, pour améliorer la qualité des soins complémentaires nécessaires au mieux-être et au mieux‐vivre de tous. L’ambition d’ODM est également de favoriser les échanges humains, culturels et médicaux. À travers ses missions, ODM souhaite établir des collaborations durables par une présence maximale et un suivi des patients à long terme…

ECHOSTEO : proposer l’Ostéopathie dans les hôpitaux de pays émergents

Déterminée à pratiquer l’ostéopathie dans un cadre humanitaire, je me suis orientée vers la Croix-Rouge pour intégrer une mission. Mais je n’ai pas rencontré d’ostéopathes engagés dans cette association. Avec un professeur de mon école, Samuel hagiakian, j’ai donc décidé de créer une association humanitaire. Mais quel pays choisir ? Nous avons décidé de nous orienter vers des pays émergents dont les systèmes de santé sont suffisamment développés...

COSAO : Former le personnel local à l’ostéopathie

Élise Bouyssou et Julien Guenichot deux anciens étudiants en ostéopathie du COS bordeaux (devenu ITOB après sa fusion avec l’ITO) avaient envie de donner accès à l’ostéopathie à des populations démunies.
N’ayant pas trouvé d’associations structurées et pérennes au sein desquelles les étudiants pouvaient prendre part, ils ont décidé de créer leur propre association. Ils se sont intéressés à Sao Tomé et Principe, un pays composé de deux petites îles perdues dans l’Atlantique à 350 kilomètres des côtes gabonaises. Les « îles chocolats » comme on les appelait autrefois, sont d’anciennes colonies portugaises devenues indépendantes depuis 1975…

Métier - Reportage

 Service hospitalier des douleurs lombaires : l’ostéopathie a les reins solides !

À Plymouth, à 350 km au sud-ouest de Londres, un service hospitalier des douleurs lombaires place l’ostéopathe aux premières lignes de la prise en charge.
Depuis 15 ans, il associe efficacité thérapeutique et rentabilité économique grâce à un protocole basé sur le modèle biopsychosocial.

FICHE CLINIQUE - TEST PATIENT - Évaluation de l’Incapacité Fonctionnelle

L’ODI (Oswestry Disability Index) est un auto-questionnaire utilisé pour évaluer l’incapacité fonctionnelle. Il a été fondé en 1980 et modifié ensuite par le Medical Research Council en 1988. Il est libre de droits et son objectif est de mesurer l’impact de la douleur lombaire sur les capacités fonctionnelles. Le questionnaire est constitué de 10 sections qui décrivent chacune six situations d’incapacités croissantes cotées de 0 à 5.

 Horizons - Expériences

Ostéopathie au Japon

Il existe un pays où le système de santé rembourse l’acupuncture et les rebouteux. Un pays attaché à ses traditions, mais qui accepte aussi de s’ouvrir au monde. Ce pays, c’est le japon.
Pour comprendre comment l’ostéopathie y trouve sa place, nous avons interrogé Akiyoshi
Shimomura, président d’une association et d’une école d’ostéopathie. hajimé !

Judo-thérapie : l’ostéopathie au pays du soleil levant

Au japon, il existe de nombreuses méthodes traditionnelles de traitement : seitai, shinkyu (acupuncture et moxibustion), shiatsu (massage avec pression des doigts), anma (massage), etc. L’une d’entre elles, la judo-thérapie est basée sur des manipulations et des mobilisations. Elle n’est pas sans rappeler l’ostéopathie. Quelle est son histoire et comment est-elle pratiquée aujourd’hui ?

Recherche - Revue de presse

Gluten or not gluten ? ... n’est pas la seule question !

La nutrition est à La mode : Le sans gluten, La detox et autres astuces pour perdre du poids ou juste se « ressourcer » fleurissent sur Les réseaux sociaux. Qu’en est-il exactement et Que dit La recherche ?

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Nous remercions Reza Redjem-Chibane, Directeur de la Publication, de nous avoir autorisé à présenter L’Ostéopathe Magazine.

Voir en ligne : L’ostéopathe magazine

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