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L’ostéopathe magazine n° 22

Juin / Juillet 2014
lundi 25 mars 2019 par L’Ostéopathe magazine

Édito : Décompliquer

C’est par l’observation qu’Andrew Taylor Still a compris le fonctionnement du corps humain. Il a ensuite simplifié sa pensée au maximum pour aboutir à un concept le plus élémentaire : l’interrelation structure-fonction. Aujourd’hui, son concept paraît tellement évident qu’on se demande… pourquoi il a fallu l’inventer. Observer, comprendre et … décompliquer est également au cœur de la démarche du journaliste scientifique. Observer le monde ostéopathique, l’univers médical et l’activité scientifique. Comprendre comment de nouvelles idées et de nouvelles pratiques vous permettront d’améliorer et de mieux comprendre votre pratique ou encore de compléter votre culture scientifique et clinique. Une fois ces pistes retenues, il faut bien souvent les décompliquer. Ce n’est ni vulgariser ni souscrire à des raisonnements simplistes.
Décompliquer, c’est d’abord s’assurer de la cohérence des thèses retenues dans nos reportages. Toute idée complexe doit pouvoir être expliquée simplement. Essayez avec des notions qui vous ont toujours paru difficiles. Décompliquer est aussi indispensable pour rendre les concepts développés dans nos articles compréhensibles par tous les professionnels de santé et scientifiques. Décompliquer permet alors de partager.
Dans ce numéro, nous avons fait le pari d’explorer le travail d’un ostéopathe néo-zélandais. Nous l’avions rencontré il y a un an. Son concept et son approche nous avaient séduits. Il nous avait présenté une prise en charge thérapeutique d’une simplicité déconcertante. Nous avons voulu savoir ce qu’il y avait derrière. Comment expliquer et comprendre cette évidence ? Nous avons fait le choix de vous présenter séparément la théorie et la pratique. Car il est important de ne pas mélanger les genres. La théorie est basée sur un travail personnel, des analyses et parfois des intuitions. Elle est présentée comme telle et soumise au débat contradictoire. N’hésitez pas à nous faire partager vos réactions. La pratique qui découle de ce concept peut être validée empiriquement. Elle devient un élément supplémentaire de la boîte à outils des ostéopathes. Chacun, selon sa pratique ou ses affinités, pourra se l’approprier, la tester, et, pourquoi pas … la compléter. L’expérience clinique de chaque ostéopathe enrichira cette connaissance collective. Notre rôle est de vous passer ce savoir. Maintenant, c’est à vous de jouer !

Reza Redjem-Chibane,
Rédacteur en chef et responsable de la publication.

Actualités - Brèves

Ostéos et Chiros : l’assurance responsabilité civile devient obligatoireRodin : des sculptures au scapel
Retrait du Motilium : l’étude scientifique de Prescrire décriée
Douleurs de dos : principale cause d’incapacité dans le monde
Hôpital privé non lucratif : ça marche !
iWatch d’Apple : détecter les crises cardiaques
3 questions à poser à son médecin
www.dominiqueginiaux.net
Loi accessibilité : un nouvel agenda disponible
Ostéopathie sur les voitures : les vidéos diffusées en appel
Castelnaudary : l’ostéopathie pour soigner l’absentéisme
Rester longtemps assis accroît le risque de handicap des personnes âgées

Actualités - Rencontres

Torticolis et plagiocéphalie du nourrisson : qui fait quoi ?
Pédiatre, chirurgiens, sages-femmes, kinésithérapeutes, psychomotriciens et ostéopathes étaient réunis les 4 et 5 avril dernier à Cachan (94) pour présenter leur expertise respective de la prise en charge partagée du torticolis du nourrisson et de la plagiocéphalie. Le thème de la seconde édition du congrès international d’ostéopathie d’Ostéobio.
Reportage réalisé par Alice Brança, ostéopathe et Reza RC.
Car partager une prise en charge nécessite d’abord de connaître les compétences et modalités de traitement de tous les acteurs concernés. Et ensuite ses propres compétences et ses limites. Ainsi, afin de délimiter le périmètre d’intervention de l’ostéopathe, Xavier Blusseau, ostéopathe et directeur de l’enseignement d’Ostéobio, a d’abord présenté l’ostéopathie biomécanique et ses concepts appliqués au torticolis du nourrisson. Ensuite, il s’est interrogé sur les objectifs de l’examen clinique plutôt que sur les résultats thérapeutiques. Quel doit être l’examen clinique d’un nourrisson pour que ses conclusions soient comprises par l’ensemble des acteurs de la santé qui interviennent sur le torticolis et la plagiocéphalie ? Une question compliquée pour les ostéopathes. Pour plusieurs raisons selon Xavier Blusseau : « d’abord parce que les concepts peuvent s’opposer d’un ostéopathe à l’autre. Pour y remédier, il faut se détacher de la cause pour s’intéresser à la pathologie. Ensuite, au niveau thérapeutique, parce que nous ne nous posons pas la bonne question. Qui n’est pas : comment modifier la forme du crâne, mais plutôt, quels sont nos actes qui peuvent modifier la forme du crâne et son évolution ? »

Tordre le cou au torticolis : un travail d’équipe
- Kinésithérapie : d’abord éliminer le champ de compétences
 L’objectif de la prise en charge par la kinésithérapie est de rétablir la position de la tête dans l’axe du rachis, par Olivier Samson, MK
- Thérapie psychomotrice : « stimuler la fonction défaillante à partir de ce qui fonctionne »
 Peu connus pour ce motif de consultation, les psychomotriciens interviennet généralement en fin de prise en charge du torticolis du nourrisson, par Séverine Békier, psychomotricienne.
- Chirurgie : le dernier recours
 Troisième déformation en termes de fréquence, le torticolis se manifeste en France dans 0,3 à 1,9 % des naissances, par Guillaume Captier, professeur en chirurgie orthopédique infantile au CHRU Montpellier.

Fascias, sport et récupération
Comprendre l’influence des émotions & améliorer les perceptions somato-émotionnelles.
Reportage réalisé par Adrien Cheula, ostéopathe et Reza RC.
Quels sont les effets de la fasciathérapie sur la récupération du sportif ? Le congrès de l’ANKF ( Association Nationale des Kinésithérapeutes Fasciathérapeutes) qui s’est tenu le 5 avril dernier à la Cité des Sciences à Paris a permis d’apporter des éléments de réponse intéressants. Voici la synthèse des principales thématiques abordées.
Afin de mieux comprendre l’approche somato-émotionnelle de la fasciathérapie développée l’ANKF, vous pouvez relire notre enquête Les fascias, une approche globale partagée parue dans L’ostéopathe magazine numéro 9. La plupart des conférences se sont ainsi concentrées sur les effets de la fasciathérapie sur les perceptions somato- émotionnelles et leurs modifications chez les patients.

Le zoom de la rédaction : La santé perceptuelle… 1re étape de la récupération ?
Philippe Rosier
a étudié les effets de la fasciathérapie sur la récupération physique, mentale et somato-psychique du sportif de haut niveau pendant trois ans. Il a mis en place un protocole précis et recruté dix sportifs de haut niveau pour cette étude
Ces dix sportifs ne pratiquaient pas les mêmes sports, exerçaient dans des équipes nationales, et n’avaient pas bénéficié autres traitements pendant l’expérience. L’échelle de Likert a été choisie pour quantifier les 16 indicateurs d’évaluation de la récupération physique, psychique et somato-psychique (voir encadré page 14) définis pour cette étude. Les questionnaires POMS et REST-Q n’ont en effet pas été jugés suffisamment pertinents, car Philippe Rosier souhait mesurer la qualité de la récupération perçue. Les indicateurs qu’il a donc retenus concernent des éléments basés sur la perception psychoémotionnelle (sentiment, émotion, perception, etc.). De plus, différents paramètres ont été mesurés avant et après chaque séance et la description du vécu de la séance par chaque sportif a également été prise en compte.

Influence de l’anxiété sur l’efficacité d’un traitement
Ainsi, Bernard Payrau, cardiologue, homéopathe et fasciathérapeute a mené une étude clinique pour mettre en évidence l’intérêt d’une prise en charge par fasciathérapie dans la gestion du stress et de ses conséquences. À noter que, en tant que cardiologue, l’approche holistique de Bernard Payrau est particulièrement originale. Pour son étude, il a choisi deux outils d’auto-évaluation scientifiquement validés : le questionnaire de l’état d’anxiété STAI Etat (State Trait Inventory Anxiety) et celui du trait de personnalité associé à l’anxiété, le questionnaire STAI Trait. Les deux questionnaires sont liés du fait de la relation étroite entre un trait de personnalité et sa puissance au sein de l’état émotionnel d’un individu. De manière générale, la population française présente des taux de l’état d’anxiété, et du trait de personnalité anxieux faible chez les hommes, et considérés comme « plutôt faible » selon l’échelle de réponse, pour les femmes. 64 personnes ont participé à l’étude. Le protocole a été le suivant : une évaluation par les deux questionnaires, puis une unique séance de fasciathérapie, suivie d’une seconde évaluation du questionnaire STAI Etat uniquement. Les conclusions de cette étude illustrent une diminution de l’anxiété, avec une amplitude plus importante chez les personnes présentant une personnalité plus anxieuse. Cette étude est intéressante dans la mesure où la prise en compte de l’anxiété est pertinente pour évaluer l’efficacité de la fasciathérapie vis-à-vis du stress. Par ailleurs, ces conclusions sont proches de celles de l’étude de Philippe Rosier (voir page 16), car elles illustrent la perception de l’état psychoémotionnel par le patient.

Plagiocéphalie : Le congrès
Le 19 avril se tenait à Romillé, près de Rennes (35) le congrès de l’association Plagiocéphalie info & soutien (PI&S). Initialement orientée vers le grand public, ce sont principalement les professionnels de santé qui ont rpéondu présents.
Un reportage réalisé par Reza RC.
Et pour cause. Avec des intervenants experts dans leur domaine, les conférences étaient très techniques. À commencer par Soraya Durantet, présidente de l’association PI&S. Elle a dressé l’état des lieux de la prise en charge actuelle des plagiocéphalies et les problématiques liées notamment aux traitements par orthèse. Sa connaissance du sujet ferait pâlir d’envie certains professionnels de santé. Mais son témoignage représente également la situation des certains parents qui a viré au cauchemar lorsque les conséquences de la plagiocéphalie de leur enfant traitées trop tardivement sont devenues irrémédiables. Les parents se sentent coupables. Coupables d’avoir été mal informés. Coupables d’avoir réagi trop tard. À l’écoute de ce témoignage, la prévention devrait être impérative. L’action de l’association PI&S se situe justement à ce niveau.

Couchage des bébés : le débat continue
Et sur cette question, Soraya Durantet a souligné l’incidence du couchage. Une sage-femme de l’assemblée a alors réagi. Elle exerce au CHU de Rennes et au sein de son équipe, une réflexion est en cours sur la mort subite du nourrisson. Kinésithérapeutes, sages-femmes, psychomotriciens, etc. étudient les bons conseils à donner aux parents à la sortie de la maternité. Selon elle, la position de couchage sur le côté évoquée par Soraya Durantet est dangereuse. Dans l’assemblée, Thierry Marck, pédiatre, se contient. En effet, il dénonce depuis longtemps la politique de couchage sur le dos qui a contribué à faire croître le nombre des plagiocéphalies.

Le zoom de la rédaction - La motricité libre
Michèle Forestier
est kinésithérapeute. Elle a suivi de nombreux enfants en difficultés motrices, dont beaucoup présentaient des torticolis ou plagiocéphalies. Elle a élaboré une méthode de rééducation : la motricité libre
Michèle Forestier base sa technique de rééducation sur deux principes essentiels : verticaliser le bébé le plus tard possible et lui permettre de se rééduquer de manière active et quotidienne à travers les différents déplacements qui précèdent la marche. Car l’apprentissage de la marche doit être progressif et les compétences de chaque étape doivent être solidement acquises avant le passage à l’étape suivante. Cette progression dépendra la maturation du cerveau, des aptitudes personnelles de l’enfant, de son expérience et de son environnement.
L’acquisition de la marche peut se résumer ainsi : à partir du plat dos, l’enfant se retourne sur le côté, puis sur le ventre, rampe, s’installe à quatre pattes (c’est à ce moment-là qu’il découvre la position assise autonome au sol). Il se déplace ainsi pendant quelques semaines, passe ensuite à genoux, prend appui sur un support avec ses mains, se met en position du « chevalier servant » et parvient à la position debout. Il exerce son équilibre et, quand il est sûr de lui, se lâche et fait ses premiers pas.

Le zoom de la rédaction : La santé perceptuelle… 1re étape de la récupération ?
Philippe Rosier a étudié les effets de la fasciathérapie sur la récupération physique, mentale et somato-psychique du sportif de haut niveau pendant trois ans. Il a mis en place un protocole précis et recruté dix sportifs de haut niveau pour cette étude
Ces dix sportifs ne pratiquaient pas les mêmes sports, exerçaient dans des équipes nationales, et n’avaient pas bénéficié autres traitements pendant l’expérience. L’échelle de Likert a été choisie pour quantifier les 16 indicateurs d’évaluation de la récupération physique, psychique et somato-psychique (voir encadré page 14) définis pour cette étude. Les questionnaires POMS et REST-Q n’ont en effet pas été jugés suffisamment pertinents, car Philippe Rosier souhait mesurer la qualité de la récupération perçue. Les indicateurs qu’il a donc retenus concernent des éléments basés sur la perception psychoémotionnelle (sentiment, émotion, perception, etc.). De plus, différents paramètres ont été mesurés avant et après chaque séance et la description du vécu de la séance par chaque sportif a également été prise en compte.

Carnet Agenda Congrès

17 et 18 novembre : Congrès de gastroentérologie néonatale - Organisé par le groupe d’étude en néonatalogie et le professeur F. Campeotto (hôpital Necker, Paris), ce séminaire se déroulera à Deauville (14) et une conférence animée par un ostéopathe est programmée. Plus d’informations sur www.perinat-france.org
Du 20 au 22 novembre  : Colloque international de périnatalité Organisé par l’ARIP (Association pour la Recherche et l’Information en Périnatalité) ce 11e colloque aura pour thème : L’empathie dans la relation de soin - Naissance de l’empathie, empathie autour de la naissance. Plus d’informations sur http://arip.fr
21 et 22 novembre : 10e Symposium International Ostéopathique de Nantes L’I.O.R. (International Osteopathic Ressearch) et l’IdHEO Nantes (école d’ostéopathie) organisent le 10e Symposium International Ostéopathique. Avec comme partenaire l’Université de Nantes et l’École Vétérinaire ONIRIS de Nantes, le thème retenu cette année est Homme, animal : Ostéopathie comparée. Plus d’informations sur www.ior-nantes.com
22 et 23 novembre : 10e symposium international d’ostéopathie de Lausanne - Organisée par la FSO (Fédération Suisse des Ostéopathes) à Lausanne (Suisse), cette 10e édition aura pour thème : L’adolescence dans tous ses états. www.symposium-osteoslausanne.ch

Carnet Mots croisés

Actualités – Profession

Professionnels de santé : connectés et déprimés, ils se regroupent.
CMVB Médiforce présentait au mois d’avril dernier la 3e édition de son observatoire des professions libérales de santé. Les ostéopathes n’étaient pas présents dans le panel des professionnels interrogés. Néanmoins, au regard des problématiques abordées, les résultats de cette enquête pourront les concerner.

Quand la philo questionne l’ostéo, qui s’interroge le plus ?
Comment définir en effet la forme particulière de perception qui est en jeu dans l’ostéopathie ? Comment simplement décrire la manière de faire référence à l’anatomie ? Comment expliquer que l’on puisse « voir avec les mains ? »

Se former à distance : l’e-OstéoLearning
La société e-OstéoLearning propose une solution de formation à distance. D’abord à destination des étudiants. Ensuite, à travers un ou plusieurs modules spécifiques, pour les professionnels de santé et les organismes de formation en santé. 

Métier Enquête - Douleurs chroniques et diffuses - Une autre lecture du corps humain - Le dossier

L’enquête et le reportage de ce dossier vous feront explorer une nouvelle manière d’aborder le corps humain et le mouvement. Une approche qui vous ramènera à notre origine embryologique pour nous permettre d’envisa ger une autre lecture de l’anatomie. Un concept complété par des éléments de diagnostic et de traitement pour mieux prendre en charge les douleurs chroniques et diffuses de vos patients.

SOMMAIRE DE L’ENQUÊTE
Oublier les distinctions anatomiques classiques
Les postures archétypales : un outil d’évaluation thérapeutique
L’essentiel à retenir en 10 points clés
Traitement au sol : une approche terre à terre
Et l’ostéopathie dans tout ça ?

SOMMAIRE DU REPORTAGE
Quand un modèle prend forme ou la genèse d’une théorie
Les sept blocs de construction
Un projet de recherche appliquée en ostéopathie
Les douleurs diffuses à travers des citations de Phillip Beach

Redécouvrir le corps humain et explorer d’autres chemoins thérapeutiques
Les douleurs musculo-squelettiques diffuses concernent tout type de patient. Quels que soient son âge, son sexe, son poids, sa condition physique, etc. sans causes structurelles apparentes, rechercher un diagnostic précis se révèle souvent infructueux. Une novelle approche de ce problème devient nécessaire. Laquelle ?
Par Mathieu Schlachet, ostéopathe, Jérémie Cogan, étudiant en ostéopathie et Reza RC.

Phillip Beach, ostéopathe et acupuncteur néo-zélandais, propose une approche novatrice permettant une lecture cohérente et globale de ces douleurs*. Si l’on ne peut pas caractériser leur origine, alors pourquoi ne pas chercher une autre vision de ces douleurs ? Par l’observation du mouvement Phillip Beach nous propose aujourd’hui un concept qui permet d’envisager le corps humain sous un angle différent. Il s’est intéressé à la forme du corps humain en observant tout particulièrement sa « modulation cohérente » lors du mouvement et pendant les phases de repos. Il a étudié les capacités de ses patients douloureux à adopter certaines postures à travers des mouvements pour s’asseoir par terre et se relever. Il a appelé ces positions « postures archétypales », car elles sont utilisées depuis le début de l’histoire de notre espèce pour vivre au sol et nous reposer. Il s’agit de toutes les positions assises au sol : en tailleur, jambes écartées, etc. Dès la naissance, nous utilisons ces postures et mouvements archétypaux pour nous déplacer au sol, y rester, nous en relever et y revenir. La répétition quotidienne de ces mouvements et postures est selon Phillip Beach le mécanisme intrinsèque de l’autorégulation de notre biomécanique. Celui par lequel les tensions de notre corps s’accordent de façon optimale.

Les postures archétypales : un outil d’évaluation thérapeutique.
La posiiton assise sur une chaise peut être source de dérèglement biomécanique majeur. Pourtant, elle ne fait pas encore partie des standards d’évaluation actuels en ostéopathie. Pourquoi ?

Métier - Reportage

Quand un modèle prend forme ou la genèse d’une théorie.
Observer le mouvement a été le pont de départ de la démarche de Phillip Beach qui, 30 ans plus tard, le consuira au concept des champs contractiles dont nous avons présenté l’application pratique.
Par Mathieu Schlachet, ostéopathe, Jérémie Cogan, étudiant en ostéopathie et Reza RC.

En plaçant la forme du corps humain au cœur de sa réflexion, son observation s’est focalisée sur la « modulation cohérente » de cette forme humaine. Lors du mouvement, mais également pendant les phases de repos. Ce travail lui a permis d’établir le modèle des champs contractiles et de proposer une voie thérapeutique utilisant les postures archétypales (voir l’enquête de ce numéro Douleurs chroniques et diffuses : une autre lecture du corps humain). Ces postures représentent un processus actif de restauration du corps notamment lors des phases de va-et-vient entre la verticalité et le repos au sol. Lorsque nous réalisons un mouvement, voire, dès que nous le concevons, ce ne sont pas uniquement les parties et organes du corps concernés qui bougent. C’est tout le corps qui est mobilisé lors de chaque mouvement. C’est également le cas au repos.

Horizons - Découvrir

Garder l’ostéopathie en tête.
Un séjour prévu à Chicago ? Un détour de 400 miles s’impose alors pour un pélérinage sur le site du berceau de l’ostéopathie à Kirsville, aux États-Unis. Là-bas se trouvent le Musée de médecine ostéopathique et le Centre international d’histoire de l’ostéopathie. Son directeur, Jason Ross Haxton, nous ouvre les portes de ce bâtiment regroupant l’héritage ostéopathique mondial.
Par Chloé Hiriart, ostéopathe.
Si vous avez l’opportunité de visiter ce musée, vous serez immédiatement conquis par la richesse des collections uniques au monde qui y sont exposées. Lors de la visite, prenez le temps de vous assoir dans l’Andrew Taylor Still Memorial Library. Cette bibliothèque donne accès à des centaines de documents, livres et photographies. Les non anglophones auront l’opportunité de lire un des numéros de L’ostéopathe magazine, qui a intégré la collection depuis juin 2013. Le Musée de médecine ostéopathique regroupe quant à lui l’héritage du fondateur de l’ostéopathie, Andrew Taylor Still. Son objectif est de promouvoir et de mettre en valeur l’histoire internationale de l’ostéopathie de 1880 à nos jours.

Abonnements
Formule Pro
1 an soit 4 numéros + accès Web 12 mois (- 20%) France & Étranger : 120 € TTC
Formule Étudiant
1 an soit 4 numéros + accès Web 12 mois (-60 ) : 60 € TTC (dont TVA 2,10%)

Nous remercions Reza Redjem-Chibane, Directeur de la Publication, de nous avoir autorisé à présenter L’Ostéopathe Magazine.

Voir en ligne : L’ostéopathe magazine

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