La biblioboutik de l’ostéo4pattes-SDO

Poster un message

En réponse à :

Études de l’efficacité d’un traitement ostéopathique dans la prise en charge pluridisciplinaire des douleurs chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer

Delphine SIMON
lundi 1er juin 2015 par Delphine SIMON

Études de l’efficacité d’un traitement ostéopathique dans la prise en charge pluridisciplinaire des douleurs chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer

Delphine SIMON


 Mémoire de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme en ostéopathie - Soutenu publiquement devant un jury national à Lille, le samedi 28 septembre 2013 - Institut Supérieur d’Ostéopathie de Lille - Tuteur de mémoire : Julien DHENNIN, ostéopathe DO


Résumé

La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative chronique, invalidante, fréquente. Les douleurs touchent environ 40 à 80% de ces patients, et restent aujourd’hui très mal connues et mal comprises, leur traitement se révélant alors très difficile.
Au cours de ce mémoire, nous avons étudié l’efficacité d’un traitement ostéopathique, adapté à chaque patient, dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire des douleurs présentées par les patients atteints de la maladie de Parkinson.
Pour cela, nous avons mis en place un protocole expérimental en double insu, avec un groupe traité par ostéopathie et un groupe témoin recevant un simulacre de manipulation.
Après analyse statistique, nous avons constaté que les patients du groupe traité ont présentés une diminution significative de leurs douleurs au cours de notre étude, en parallèle à une légère augmentation chez le groupe témoin.
Nous avons donc pu en conclure que l’ostéopathie se révèle efficace dans la prise en charge pluridisciplinaire des douleurs présentées par les patients atteints de la maladie de Parkinson.
Mots clés : maladie de Parkinson, douleurs, ostéopathie


Abstract

The Parkinson’s disease is a chronic, in validating and frequent neurodegenerative disease.
The pains affect approximately 40 up to 80 % of the patients. Today, these pains are not well known or understood, their treatment being very difficult.
During this report, we have study the efficiency of an osteopathic treatment, adapted to each patient, within the framework of a multidisciplinary care of the pains affecting the patients of the Parkinson’s disease.
For that purpose, we have set up an experimental protocol in double insu, with a group treated by osteopathy and a reference group receiving a semblance of manipulation.
After statistical analysis, we have noticed that the patients of the group treated by osteopathy presented a significant decrease of their pains during our study. At the same time, the pains have slightly increased for the patients of the reference group.
We could conclude that the osteopathy shows itself effective in the multidisciplinary care of the pains presented by the patients affected by the Parkinson’s disease
Key words : Parkinson’s disease, pains, osteopathy


1. Introduction

La maladie de Parkinson est une pathologie neurologique, dégénérative, chronique, handicapante, caractérisée par la destruction progressive des neurones dopaminergiques situés dans les noyaux gris centraux.
Elle est très fréquente avec une incidence relativement élevée dans la population générale.

L’atteinte dopaminergique entraine les principaux symptômes moteurs : tremblement de repos, akinésie et rigidité.
L’atteinte d’autres structures entraine divers symptômes variables accompagnant cette triade clinique : troubles respiratoires, sphinctériens, tensionnels... et de nombreuses douleurs.

Ces douleurs sont fréquentes, présentes dans 40 à 80% des cas, sévères et très handicapantes (Goetz CG, Tanner CM, Levy M, Wilson RS, Garron DC, 1986) (Giuffrida R, Vingerhoets F-J, Bogousslavsky J, Ghika J, 2005).
Elles sont la conséquence directe du déficit dopaminergique (origine centrale) ou la conséquence des expressions de la maladie (origine mécanique) : rigidité, chutes, trouble postural, bradykinésie...
Ces douleurs peuvent être inaugurales, précédant l’apparition du syndrome parkinsonien dans 15 à 20% des cas, ou survenir au cours de la maladie.

On retrouve principalement des douleurs ostéoarticulaires (épaule, rachis, genoux), musculaires (rachis, mollet), radiculaires ou tronculaires (sciatalgie, cruralgie), sensitives et viscérales.

Cependant, il est difficile de distinguer les douleurs provoquées par la maladie et celles secondaires à une autre pathologie.
On retiendra que les douleurs liées à la pathologie sont fluctuantes, augmentent avec les changements d’efficacité des traitements antiparkinsoniens et sont plus importantes du coté où prédomine le syndrome parkinsonien.

Il existe de nombreux traitements de la maladie de Parkinson, mais celui des douleurs est souvent compliqué car leur origine est difficile à identifier de façon précise. Elles sont souvent résistantes aux antalgiques et anti-inflammatoires.
La rééducation a de façon sûre un rôle à jouer en améliorant par exemple la posture et les raideurs.

De part l’importance de ces douleurs et leur traitement difficile, il est intéressant de se poser la question de l’efficacité de l’ostéopathie sur les douleurs associées à la maladie, efficacité qui pourrait apporter une aide supplémentaire aux patients :
L’ostéopathie peut-elle avoir un rôle dans une prise en charge pluridisciplinaire des patients parkinsoniens ? Le traitement des douleurs associées à la maladie étant très difficile, l’ostéopathe, en répondant de manière ajustée à la demande particulière de chaque patient, peut-il contribuer à la diminution de ces douleurs ?

Ce mémoire consistera donc à étudier le rôle de l’ostéopathie dans le traitement de ces douleurs.
Dans un premier temps, nous présenterons quelques généralités sur la maladie de Parkinson afin de poser les bases nécessaires à la compréhension du mémoire.
Ensuite, nous ferons la synthèse des études réalisées sur les douleurs associées à la maladie de Parkinson. Ceci nous donnera une idée des plaintes que nous pourrons rencontrer lors de notre prise en charge.

La deuxième partie présentera le protocole expérimental mis en place lors de ce mémoire : nous décrirons les moyens mis en œuvre et les populations étudiées.
Nous réaliserons par la suite une analyse des résultats obtenus afin de déterminer s’il y a eu un rôle positif de l’ostéopathie dans le traitement des douleurs.

Nous terminerons ce mémoire par une discussion de ces résultats où nous étudierons les éventuels biais que nous aurions pu rencontrer pendant l’étude.


Sommaire

1. INTRODUCTION
2. RAPPELS SUR LA MALADIE DE PARKINSON
2.1. ÉPIDÉMIOLOGIE
2.2. DIAGNOSTIC ET SYMPTOMATOLOGIE
 2.2.1. Diagnostic
 2.2.2. Signes moteurs
 2.2.3. Autres signes cliniques
 2.2.4. Evolution de la symptomatologie
2.3. PHYSIOPATHOLOGIE DE LA MALADIE DE PARKINSON
2.4. ÉTIOLOGIES
2.5. TRAITEMENTS DE LA MALADIE DE PARKINSON
 2.5.1. Traitements médicamenteux
 2.5.2. Traitements neurochirurgicaux
 2.5.3. Autres mesures thérapeutiques
3. DOULEURS ASSOCIÉES À LA MALADIE DE PARKINSON
3.1. PREVALENCE
3.2. LES DOULEURS CHRONIQUES
 3.2.1. Douleurs musculo-squelettiques
 3.2.2. Douleurs névritiques ou radiculaires
 3.2.3. Douleurs liées aux mouvements anormaux
 3.2.4. Douleurs centrales pseudo-neuropathiques
 3.2.5. Inconfort akathisique
3.3. PHYSIOPATHOLOGIE DES DOULEURS
3.4. TRAITEMENTS
3.5. CONCLUSION
4. PROTOCOLE EXPÉRIMENTAL
4.1. OBJECTIF DE L’ÉTUDE
4.2. HYPOTHESE
4.3. CADRE MÉTHODOLOGIQUE
 4.3.1. Randomisation
 4.3.2. Recrutement des patients
 4.3.3. Le double insu
4.4. ÉLIGIBILITÉ
 4.4.1. Critères d’inclusion
 4.4.2. Critères d’exclusion
4.5. DESCRIPTION DES GROUPES D’EXPÉRIMENTATION
 4.5.1. Groupe A
 4.5.2. Groupe B
4.6. MATÉRIEL
 4.6.1. Évaluation de la douleur
 4.6.1.1. Anamnèse des syndromes douloureux
 4.6.1.2. Schéma donnant la topographie des douleurs
 4.6.1.3. Échelle numérique de la douleur 4.6.1.4. Questionnaire douleur de Saint-Antoine QDSA
 4.6.1.5. Échelle numérique de retentissement de la douleur sur le comportement quotidien
 4.6.2. Logiciel statistique
4.7. MÉTHODE
 4.7.1. Lieu et condition de l’étude
 4.7.2. Description des techniques utilisées
 4.7.2.1. Pour le groupe traité
 4.7.2.2. Pour le groupe témoin
 4.7.3. Schéma de l’étude
 4.7.3.1. Durée
 4.7.3.2. La première consultation, JO
 4.7.3.3. La deuxième consultation, J+3 semaines
 4.7.3.4. La troisième consultation, J+6 semaines
5. ANALYSE DES RÉSULTATS
5.1. DESCRIPTION DE LA POPULATION
 5.1.1. Répartition selon le sexe
 5.1.2. Répartition selon l’âge
 5.1.3. Répartition de la population selon l’âge de diagnostic
5.2. PRINCIPAUX MOTIFS DE CONSULTATION RETROUVÉS CHEZ NOS PATIENTS
5.3. STATISTIQUES ANALYTIQUES
 5.3.1. Évolution de l’échelle numérique de la douleur
 5.3.1.1. Évolution chez le groupe A (traité)
  5.3.1.2. Évolution chez le groupe B (témoin)
 5.3.1.3. Comparaison de l’évolution entre les deux groupes
 5.3.2. Évolution du score de douleur de Saint-Antoine
 5.3.2.1. Évolution chez le groupe A
 5.3.2.2. Évolution chez le groupe B
  5.3.2.3. Comparaison de l’évolution entre les deux groupes
 5.3.3. Évolution de l’échelle de retentissement de la douleur sur la vie quotidienne
 5.3.3.1. Évolution chez le groupe A
 5.3.3.2. Évolution chez le groupe B
 5.3.3.3. Comparaison de l’évolution entre les deux groupes
6. DISCUSSION
6.1. DISCUSSION ET CRITIQUES DES RÉSULTATS
6.2. OUVERTURE
7. CONCLUSION
8. LISTE DES RÉFÉRENCES
8.1. R
ÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
9. 8.2. WEBOGRAPHIE
10. TABLE DES ILLUSTRATIONS
11. TABLE DES MATIÈRES

12. ANNEXES
 
12.1. ANNEXE 1 : CRITÈRES DE L’UKPDSSB POUR LE DIAGNOSTIC DE LA MALADIE DE PARKINSON (HUGHES AJ, DANIEL SE, KILFORD L, ET AL, 1992)
 12.2. ANNEXE 2 : TABLEAU DES DIFFÉRENTS DIAGNOSTICS DIFFÉRENTIELS DE LA MALADIE DE PARKINSON (LUC DEFEBVRE, MARC VERIN, 2011).
 12.3. ANNEXE 3 : PRINCIPAUX SIGNES INAUGURAUX DE LA MALADIE DE PARKINSON (LUC DEFEBVRE, MARC VERIN, 2011)
 12.4. ANNEXE 4 : FLUCTUATIONS MOTRICES ET NON MOTRICES
 12.5. ANNEXE 5 : DYSKINÉSIES INDUITES PAR LA LEVODOPA
12.6. ANNEXE 6 : ÉCHELLE DE HOEHN AND YAHR (HOEHN MM, YAHR MD, 1967)
 12.7. ANNEXE 7 : LIAISON NOYAUX GRIS CENTRAUX — CORTEX (LUNG ET AL).
 12.8. ANNEXE 8 : MÉCANISME D’ACTION DES TRAITEMENTS ANTIPARKINSONNIENS AU NIVEAU DE LA SYNAPSE DOPAMINERGIQUE STRIATALE (D’APRES IMPACT INTERNAT- SEPT 97)
 12.9. ANNEXE 9 : TABLE DE RANDOMISATION
 12.10. ANNEXE 10 : QUESTIONNAIRES D’ÉVALUATION DE LA DOULEUR
 12.11. ANNEXE 11 : FORMULAIRE DE CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ
 12.12. ANNEXE 12 : TABLEAU DES RÉSULTATS OBSERVÉS CHEZ NOS PATIENTS.
 12.13. ANNEXE 11 : TABLEAU DES DIFFÉRENTS INTERVENANTS DANS LE PARCOURS DE SOINS DES PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE DE PARKINSON.


modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Accueil | Contact | Plan du site | Se connecter | Statistiques du site | Visiteurs : 1016402

Venez nous suivre sur les réseaux sociaux :

       

Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 4.2.13 + AHUNTSIC

Creative Commons License