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RMMO n° 43 - Juillet 2013

Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie
 
mercredi 18 septembre 2013 par Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie

Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie

RMMO n° 43 - Juillet 2013


Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie
n° 443 - Juillet 2013


Sommaire

Le traitement général ostéopathique viscéral dans son abord de la région sus et sous diaphragmatique. Jean-Michel BONIA, MMO.
Le traitement général ostéopathique (TGO) permet de libérer les restrictions de mobilité touchant les fascias, les muscles, les ligaments et les articulations. C’est une thérapie manuelle nécessitant une gestuelle dynamique en harmonie avec les tissus traités. On travaille en technique directe pour donner le plus d’amplitude possible aux tissus qui sont en restriction de mobilité. Toutefois, en ostéopathie viscérale, on peut traiter dans le sens de la lésion ou dans le sens contraire des paramètres lésionnels. Nous aurons ainsi à notre disposition des techniques directes et des techniques indirectes.

La main : perceptions et représentations. Christian SCHEER.
Les traitements manuels, médecine manuelle et ostéopathie mais également reboutage, chiropraxie, Rolfing, fasciathérapie ou Marsman pour en citer certains dont les noms nous sont connus, ont en commun une efficacité expérimentale validée par l’usage qu’en font les patients et a contrario une validation scientifique difficile à établir, sur le plan des résultats comme sur le plan méthodologique.
Ils correspondent bien souvent à des modèles conceptuels très différents, voire contradictoires et à des types de contacts manuels très variés pour traiter un même symptôme. Et les patients vont souvent mieux après un tel traitement, même s’il a été prodigué par « un autre » ne faisant ou ne pensant pas comme « moi ». Comment est-il possible que tant d’approches différentes, de touchers différents puissent être « vrais » et efficaces en même temps ? Le raisonnement causal nous fait dire : je perçois « x », sachant « y », je fais « z ». Si le patient est soulagé j’en déduis naturellement la validité de x, de y et de z. Un collègue usant d’une autre approche applique le même raisonnement avec des variables totalement différentes et arrive à la même conclusion. Pouvons-nous avoir tous deux raison ? Pour aborder le problème dans une perspective systémique, on peut recadrer la question en la formulant de la manière suivante : « Nos mains d’ostéopathes font-elles vraiment ce que nous pensons qu’elles font ? »

Allostosie, toucher et viscères, le potentiel médical de la médecine ostéopathique. Elizabeth CARON, D.O., Assistante professeure, New York Institute ofTechnology College of Osteopathic Medicine, États-Unis. - Traduction : Suzanne Giroux.
Les effets du stress sur les systèmes physiologiques du corps ont été liés au concept d’allostasie tel que Sterling et Eyer l’ont décrit en 1988. L’allostasie désigne la capacité du corps à s’adapter au changement environnemental au moyen de modifications des limites opérationnelles des systèmes biologiques vitaux.

Douleurs pariétales d’origine viscérale. Jean-Yves MAIGNE, Hôtel-Dieu de Paris.
Devant une douleur de l’appareil locomoteur, et plus particulièrement une douleur du cou ou du dos, la méconnaissance d’une cause viscérale ou sa reconnaissance trop tardive est toujours gravement dommageable pour le patient. Pourtant, le diagnostic précoce est souvent très difficile. L’examen rachidien n’est jamais totalement normal, et l’on trouve toujours un étage "un peu sensible" qui désoriente le diagnostic. D’autre part, en raison du mécanisme même des douleurs projetées, il arrive que soient présentes des zones cellulalgiques ou des cordons myalgiques situés dans le même métamère que l’organe atteint. Ils orientent, à tort, vers une pathologie pariétale ou vertébrale.
On doit donc tenir le plus grand compte de la topographie de la douleur, souvent distincte de celle des douleurs vertébrales communes, de son caractère rebelle au traitement vertébral, de la présence d’une composante inflammatoire fréquente (avec douleurs nocturnes) pour demander des examens complémentaires simples de dépistage (CRP) ou de diagnostic (imagerie).

Intérêt ostéopathique de la libération du diaphragme crânio-pharyngien. Philippe BONNAUD, Médecin ostéopathe, Cavaillon
Vingt cinq années de pratique de l’ostéopathie nous ont amené à rencontrer dans l’organisation globale du corps des régions particulièrement pertinentes en thérapie pour rééquilibrer la posture, stimuler la physiologie et ainsi soulager de nombreux symptômes. L’abord du diaphragme crânio-pharyngien que nous allons décrire est dans notre pratique incontournable chez pratiquement tous les patients et quelles que soient leurs pathologies. Il occupe une place et un rôle cruciaux dans la physiologie. Restaurer sa liberté est éminemment. L’objectif de ces techniques est de laisser se rencontrer, s’harmoniser les différentes tensions et mobilités qui se rencontrent par son intermédiaire.

Les touchers pelviens. Dominique BONNEAU, Institut Supérieur de Thérapeutique Manuelle - www.medecinemanuelle.fr
Les touchers pelviens font partie des gestes thérapeutiques indispensables à la prise en charge d’un grand nombre de pathologies fonctionnelles de la sphère pelvi-périnéale.
Réservés au seul corps médical ils sont le plus souvent associés à une prise en charge manuelle plus globale, notamment en regard de l’anneau pelvien et du rachis thoraco-lombo-sacré d’où sont issues les racines nerveuses qui en assurent l’innervation somatique et autonome.
Ils requièrent avant tout des explications sur la nécessité de leur réalisation et ensuite imposent délicatesse, prudence, méthode et précision technique car c’est une étape qui ne souffle pas de légèreté et précipitation.
Si le toucher vaginal impose un matériel particulier, le toucher rectal ne demande pas d’adaptation matérielle particulière pour un médecin manuel car la table de manipulation conventionnelle suffit.

Estomac, DIM et respirations. Bernard ROSA, MMO.
Cet article réserve le terme viscère à tout organe non musculo-squelettique, non cutané et non vasculaire. Dans notre espèce, le moment et le lieu où un neurone sensitif colonise son organe cible, déterminent les réflexes qu’il tisse dans le système nerveux central. Son axone n’innerve qu’un myotome, ou un tendinotome, ou un dermatome, ou un épidermatome, ou un vasculotome ou qu’un viscérotome. Leur atteinte respective donne un cordon myalgique, une tendinite, une dermalgie, une épidermalgie, une vasculalgie, une viscéralgie.

L’intestin irritable, la main et la nutrithérapie. Bruno GEOFFRAY Ostéo-formations, 33000 Bordeaux.
« Nous sommes ce que nous mangeons » disait Hippocrate, notion reprise bien plus tard par le philosophe Ludwig Feuerbach sous la formule célèbre « L’homme est ce qu’il mange ». L’intestin et le colon sont une ultime barrière entre le soi et le non-soi.
Un non-soi nécessaire puisque c’est lui qui nous nourrit. Manger mal tant d’un point de vue du contenu que de la manière de l’ingérer aura un retentissement majeur sur les différentes phases de la digestion. L’intestin deviendra irritable, rebelle à ces maltraitantes dans un premier temps (ballonnements, spasmes, reflux, troubles du transit, malaises post-prandiaux, mal-être), puis insidieusement cet intestin sera le point de départ d’une dysimmunité avec un champ d’expression pathologique intéressant l’économie générale de l’organisme (intolérance, allergie, infections chroniques froides, maladies auto-immunes, cancers). Cet intestin irritable aura aussi des répercussions d’un point de vue neurologique altérant la synthèse des neuro-médiateurs, et endocrinien.
La prévalence de l’intestin irritable est de 6 à 7 millions de nos concitoyens, avec une majorité de femmes.
C’est dire le problème de santé publique qui ne peut pas être négligé. Cette dysfonction d’organe est et soignable et guérissable. Cette prévalence est en lien étiologique direct avec le stress.
L’intestin irritable fait développer les notions d’intestin perméable (leaky gut syndrom), de dysbiose (SIBO = small intestin bacterial overgrowth) puis de MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).
L’ostéopathie alliée à la nutrithérapie assure un accompagnement et la réversibilité des lésions ou une stabilisation selon le degré d’atteinte tissulaire.

À propos d’un cas de raideur cervicale. Pascal GAUCHET, Service de Médecine Physique, Hôtel Dieu Paris et Caen.

Information professionnelle
Bretagne – Pays de la Loire : Le premier DIU de MMO sur plusieurs facultés. Stéphane Renon, GEMO BPL.

Agenda congrès


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