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Le Monde de l’Ostéopathie n° 17 - Janvier - Février - Mars 2016 Dossier Corps et émotions

dimanche 27 mars 2016 par Le Monde de l’Ostéopathie

Le Monde de l’Ostéopathie n° 17

Janvier - Février - Mars 2016

Dossier Corps et émotions


Sommaire


  • Édito Ce qui ne se voit pas n’existe donc pas !?
  • Notre ventre nous parle, sachons l’écouter.
  • L’émotion et le travail tissulaire.
  • Pourquoi un soin ostéopathique peut-il ne pas tenir ?
  • L’étiopsychologie ou l’ostéopathie organo-vicéro-émotionnelle.
  • Efficacité des soins ostéopathiques et flore digestive.
  • Corps, émotions et micro nutrition
  • Existe-t-il un schéma lésionnel universel ?
  • SCIWORA à la suite de manipulations ostéopathiques.
  • Contrôle de connaissance et grille de correction

Édito
Ce qui ne se voit pas n’existe donc pas !?


M. Frédéric Zenouda
Directeur de la publication

Il semblerait que certaines éminences grises contestent farouchement (voire vertement) notre approche crânienne.
A croire que nos pères et nos pairs pauvrement corticalisés n’aient toujours pas réussi à convaincre la science du bienfondé de notre ressenti, de nos résultats et du bien être sans cesse renouvelé que procure l’ostéopathie à nos patients.
Mais, doit-on forcement encore passer par la science pour faire du bien ?
Quoi de plus doublement subjectif que la doléance de nos patients et l’attention portée par nos mains à cette demande ? L’ostéopathie n’a pas fait ses « preuves », certes mais dans des contextes où on ne peut pas la juger !
Et pourtant, combien de mémoires, combien d’études, d’analyses et de publications sont en cours pour enfin éventuellement nous permettre de prendre le droit d’exister.
Pour illustrer cela, nous encourageons et invitons tous les auteurs de mémoires à venir les publier et les faire connaître au plus grand nombre.
Notre confère Jean luc Lasserre nous livre à travers son mémoire une expérience et une hypothèse pertinente de l’action de l’ostéopathie sur les émotions.
S’il est un sujet pour le moins subjectif, celui du ressenti, des émotions et de leur impact sur le corps se pose bien là et pourtant l’ostéopathie n’a pas été la seule à se sentir concernée et depuis des centaines d’années beaucoup de médecines les ont approchées.
A cet égard, l’article du Dr Michel Frey témoigne s’il est encore besoin de la complémentarité des différentes approches thérapeutiques.
Bruno Rosemblaum persiste et signe dans son observation d’un Schéma Lésionnel Universel mais en précisant toutefois son hypothèse en désignant un potentiel responsable…il nous dévoile la première partie de son enquête dans ce numéro.
Pour conclure cet opus, Dr. Antonio Ruiz de Azúa Mercadal nous sensibilise à un autre problème potentiel, peut-être bien plus fréquent qu’une atteinte vasculaire : une atteinte traumatique de la moelle épinière - SCIWORA - dont les effets peuvent se manifester des années plus tard.

Bonne lecture
Frédéric Zénouda


Dr Michel FREY Médecin acupuncteur.
Notre ventre nous parle, sachons l’écouter.


Qui n’a pas entendu des réflexions comme : J’ai la boule au ventre !
Ou encore : je me fais de la bile !De plus en plus, ces anciennes expressions trouvent aujourd’hui leur ‘explication scientifique’. Depuis quelques années, en effet, les neurosciences se sont penchées sur l’importance de l’innervation de l’appareil digestif. Nous en ferons un bref rappel, puis nous mettrons en parallèle la sagesse millénaire de la médecine traditionnelle chinoise et ce qu’elle dit, à sa manière, sur la relation entre l’intestin et le cerveau.


Jean Luc Lasserre Ostéopathe DO
L’émotion et le travail tissulaire.


Les ostéopathes, dans leur enseignement oral comme écrit, tendent à négliger un facteur fondamental dans l’interaction patient/thérapeute : la variabilité des effets de nos manipulations selon l’état de l’un ou de l’autre. Dans son mémoire, Jean Luc Lasserre parle du point de vue du patient. Beaucoup d’auteurs – ostéopathes ou non – ont souligné l’importance du facteur émotionnel dans les traces laissées dans les tissus par un traumatisme.
La gestion de ce facteur émotionnel est indispensable pour tout praticien. JL Lasserre s’attelle, dans son beau travail, à offrir un cadre fondamental détaillé pour mieux comprendre
cette interférence entre l’émotion et le travail tissulaire de l’ostéopathe. L’auteur conclut par un protocole de soin ostéopathique, qu’il pratique, conçu pour respecter et/ou engager l’émergence des émotions liées à un trouble mécanique.
Nous présentons l’introduction au mémoire.
A l’aube de notre carrière ostéopathique et pratiquant les techniques structurelles, fonctionnelles et tissulaires enseignées par nos maîtres, nous avons pris conscience de la difficulté d’appliquer des techniques stéréotypées sans tenir compte de la personnalité de chaque patient. Nous avons constaté certains faits : Une même technique appliquée à des patients différents donnera des effets différents et sera ressentie différemment.
Pour une demande physique, concernant la biomécanique ou la physiologie du corps avec douleur associée, la correction structurelle sera parfois insuffisante. Pour une demande émotionnelle, concernant la psychologie du sujet avec souffrance mentale, la correction fonctionnelle et tissulaire répondra souvent bien à la demande du patient. Dans tous les cas, la verbalisation du vécu du traumatisme semble améliorer les résultats.

  • Lire le mémoire de Jean-Luc Lasserre sur l’Ostéo4pattes-SDO
    Relation corps et émotion


  • Dr Michel FREY Médecin acupuncteur.
    Pourquoi un soin ostéopathique peut-il ne pas tenir ?

    Hypothèse extraordinaire…
    « MAIS DANS QUEL MONDE VIT-ON ? ! »


    Ne vous êtes vous jamais posé cette question ?
    Cette interrogation est souvent liée à des constats souffrants et inexplicables.
    La phrase vient à l’esprit lorsque l’on est interpellé par un fait divers choquant, un évènement
    extraordinairement traumatisant ou un comportement incohérent. Et dans nos cabinets, certaines confessions de tranches de vies difficiles nous interpellent au point que nous nous posions cette fameuse question.
    Nous savons bien que cette souffrance omniprésente traduit autre chose que ce qu’elle veut montrer et nous cherchons souvent à trouver l’origine de ce mal-être exprimé par le corps et/où le mental.
    Cette face visible de l’iceberg, laisse comprendre que la partie cachée est tout aussi, sinon plus, importante que la manifestation repérée.
    Jusque là, me direz-vous, rien de nouveau sous le soleil ! Alors plaçons-nous un instant à l’ombre et posons-nous une autre question essentielle : « et si cette partie installée dans l’ombre était celle qu’il fallait écouter… ? »


    Eric LOISON - Etiopsychologue - Ostéopathe
    L’étiopsychologie® ou
    l’ostéopathie organo-vicéro-émotionnelle


    Cette technique est une synthèse entre l’ostéopathie, la médecine chinoise, les différents courants de psychothérapie. Elle travaille sur les stress, arcs réflexes et conditionnements enregistrés dans nos organes et viscères, provocant ainsi des problèmes comportementaux, psychiques et physiques permanents. Elle est enseignée depuis 2000 par Eric LOISON.


    Dr Donatini Gastro-entéro-hépatologue et ostéopathe
    Efficacité des soins ostéopathiques et flore digestive
    L’ostéopathe et le gastro-entéro-hépatologue


    Ma double formation semble à première vue éclectique. Cependant, ces deux disciplines se rejoignent dans de nombreuses pathologies inflammatoires, dysimmunitaires ou carentielles et les meilleurs résultats ostéopathiques ne s’obtiennent que chez des patients sans inflammation chronique et sans carences.


    Dr Véronique Chartroulle Ostéopathe DO
    Corps, émotions et micro nutrition


    La langue française est riche en expressions utilisant les parties du corps et il est important que le thérapeute ait une oreille attentive pour savoir rebondir lors du soin ostéopathique. L’ostéopathe peut ainsi aider le patient à sortir de son corset, en lui faisant prendre conscience que son corps sait.


    Bruno Rosemblaum D.O.
    Existe-t-il un schéma lésionnel universel ?


    Dans un article précédent, paru dans le numéro 15/16 du ‘Monde de l’Ostéopathie’, l’auteur avait évoqué l’existence d’un schéma ostéopathique lésionnel ‘universel’. Au cours de ses trente années de pratique, notre confrère a relevé, minutieusement, certaines coordonnées positionnelles et fonctionnelles sur tous ses patients, aboutissant à la certitude que l’être humain possède un tel schéma commun. La question est certes très intéressante. D’abord, elle nous permettrait de savoir à quoi s’attendre en général, lors d’un premier examen.
    Supposons, en effet, qu’un patient arrive et qu’on trouve un iliaque antérieur droit. Un néophyte se jetterait de toute ses forces dans la correction de cette asymétrie, alors que peut-être, la bataille est inutile, l’ajustement excessif, voire nuisible, si cette antériorité est un fait de nature. De plus, et comme le dit l’auteur dans son précédent article, c’est l’absence de ces asymétries universelles qui doit nous interroger. Certains types de traumatisme, retrouvés dans l’anamnèse, un accouchement difficile, peuvent modifier le schéma universel, pour l’inverser ou tout simplement, l’effacer. Il est ainsi normal d’avoir certaines anomalies, et, parfois, anormal d’être normal !


    Dr. Antonio Ruiz de Azúa Mercadal M.D., D.O
    SCIWORA à la suite de manipulations ostéopathiques
    1ère partie


    Dans le monde ostéopathique ou chiropratique, le danger des manipulations se résume surtout à une rupture de l’artère vertébrale lors de manoeuvres cervicales hautes. Ce type d’accident est réputé rare, mais rare est encore trop.
    Dans cet article en deux parties, l’auteur nous sensibilise à un autre problème potentiel, peut-être bien plus fréquent qu’une atteinte vasculaire : une atteinte traumatique de la moelle épinière (ici nommée, en anglais, SCIWORA) dont les effets peuvent se manifester des années plus tard.
    L’atteinte peut être massive et immédiate, comme on le voit dans un cas clinique décrit ci-dessous, suite à une technique pourtant ‘douce’, mais peut être modeste et progressive, contribuant peut être à des maladies neurologiques chroniques comme la sclérose en plaque.
    L’auteur nous instruit ensuite sur un type de tension présent à l’état normal dans la moelle, la ‘force de traction médullaire’ ou FTM, qui n’est pas discutée dans nos textes ostéopathiques et qui paraît intéressante au plus haut point pour nous. Son élévation peut faire le lit de pathologies neurologiques sérieuses.
    Dans cette première partie, l’auteur décrit les accidents majeurs et définit la FTM. Dans la seconde partie, prévue pour le prochain numéro du Monde de l’Ostéopathie, l’auteur discutera la physiopathologie de la FTM, en termes ostéopathiques.


    Contrôle de connaissance et grille de correction
    Ve Année d’Ostéopathie


    Il est toujours utile, en ostéopathie, de briser les barrières entre le monde des étudiants et des professionnels. Il est rafraîchissant de réviser pour les vétérans.
    Que diriez-vous, donc, d’un cas clinique proposé aux élèves de 5e année dans une école parisienne ? Il s’agit d’un cas fictif, mais qui rassemble de quoi revoir en sémiologie médicale et ostéopathique.
    A l’occasion d’une plainte, somme toute fréquente, on se rappellera les possibles et les probables.
    Retour à l’école !

    Le Site de l’Ostéopathie remercie M. Frédéric Zenouda, Directeur de la publication, de nous avoir autorisé à présenter cette revue


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