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Interview Mathilda May

Le Monde de l’Ostéopathie n°1
 
mardi 28 janvier 2014 par Le Monde de l’Ostéopathie

Interview Mathilda May

Le Monde de l’Ostéopathie n° 1
Janvier - Février - Mars 2012


Interview Mathilda May


Mathilda May
  • Propos recueillis par Frédéric Beniada, journaliste à France-Info

De la danse, au théâtre, en passant par la psychanalyse et l’ostéopathie

Dès l’âge de 8 ans, elle marchait sur les pointes de sa mère, ballerine. Puis elle a suivi la ligne de son père, dramaturge. Successivement danseuse, comédienne, écrivaine, le temps d’un roman (Personne ne le saura, paru chez Flammarion) dans lequel elle s’est racontée à travers deux personnages et plus de 400 représentations de « Plus si affinités » avec Pascal Légitimus, Mathilda May se livre aujourd’hui au « Monde de l’Ostéopathie »

Qu’est ce qui vous a conduit à l’ostéopathie ?

MM - Avec ma formation de danseuse classique, j’ai été confrontée à la douleur dès mon plus jeune âge. Une douleur, une souffrance, que l’on repousse de plus en plus lorsque l’on exerce ce métier. La souffrance est indissociable de la pratique de la danse. Ce que l’on demande à notre corps implique des transformations qui ne sont pas naturelles. Il doit devenir puissant, endurant et souple. Masquer la douleur fait partie de l’expression artistique. Le principe de la danse classique est l’élévation avec ce côté mythologique, les elfes, on joue avec les lois de la pesanteur. La notion « d’en dehors », le fait de tourner les pieds vers l’extérieur provoque une déformation du col du fémur. La plupart des danseuses classiques ont des hanches artificielles.

Vous avez repoussé les limites de la douleur ?

MM. - Bien sûr. Avec la danse, on ne connaît plus ses limites, ce qui influe sur votre vie quotidienne et dans d’autres domaines de l’existence. Heureusement, j’ai arrêté à temps. Après ma carrière de danse et mes grossesses, j’ai eu quelques problèmes de dos. Ce que j’aime dans l’ostéopathie, c’est cette approche globale de votre corps, là où la médecine traditionnelle n’intervient que localement. Aujourd’hui, j’arrive à anticiper certaines douleurs, certains blocages pour qu’ils n’arrivent pas. J’ai eu la chance de travailler avec un professeur de danse qui était digne d’un grand ostéopathe. Par exemple, pour ne pas avoir le nerf sciatique bloqué, j’ai réussi avec une certaine technique à séparer les vertèbres, les unes des autres, à les détacher et à les étirer. Mais il est vrai, et c’est un tort, que je consulte mon ostéopathe uniquement que lorsque la douleur est présente.

L’alimentation joue un rôle important également pour vous ?

MM. - Jusqu’à ce que j’arrête de fumer, je mangeais n’importe quoi, de manière pathologique, compulsive et boulimique. J’étais à un niveau d’addiction énorme, à plus de trois paquets par jour. J’ai vu un hypnotiseur et après une séance de trois heures, je n’ai plus jamais touché à une cigarette. À cet instant, une nouvelle vie a commencé pour moi. J’ai retrouvé de l’énergie, je me suis mise au sport, au footing, alors que je ne faisais plus rien depuis l’arrêt de la danse classique. Je mange aujourd’hui des choses saines et ne supporte plus la mal-bouffe. J’étais partagé entre la peur de mourir d’un cancer et la peur d’arrêter de fumer avant de consulter cet hypnotiseur qui était aussi psychothérapeute. Après cette séance, j’ai vécu une convalescence très difficile de 15 jours, le temps de rééquilibrer toute mon énergie. Depuis que je ne fume plus, je suis beaucoup plus perméable aux émotions, toutes les émotions. On parle de la cigarette du plaisir, mais ce n’est rien d’autres que le soulagement du manque.

Rééquilibrer l’énergie, c’est le travail de l’ostéopathe ?

MM. - J’en suis certaine. J’ai beaucoup vu mon ostéopathe lorsque nous jouions avec Pascal Légitimus. Dans le spectacle nous interprétions chacun près de 20 personnages, le rythme et les trois tournées qui ont suivi étaient épuisants. J’avais besoin de cet équilibre énergétique sans quoi je n’aurai jamais tenu. Ce spectacle m’a permis d’évacuer toutes mes souffrances, toutes mes frustrations, après dix ans de psychanalyse, il fallait que tout puisse sortir. Aujourd’hui, je suis une femme métamorphosée, émancipée. Mais on ne règle pas ses problèmes parce que l’on est applaudi.

Le Site de l’Ostéopathie remercie Frédéric Zénouda de l’avoir autorisé à publier l’intégralité du n° 1 du Monde de l’Ostéopathie


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