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Interrelations entre posture et occlusion dentaire

David Amouyal
 
lundi 15 juin 2015 par David Amouyal

Interrelations entre posture et occlusion dentaire
Conséquences pathologiques et traitement global

David Amouyal


Thèse pour le Diplôme d’État de Docteur en chirurgie dentaire présentée et soutenue publiquement le 17 juillet 2014 - Université Claude Bernard-Lyon I - UFR d’Odontologie - Année 2014 Thèse n°° 2014 LYO 1D 037 - Président du jury : Monsieur le Professeur Guillaume MALQUARTI

Le Site de l’Ostéopathie remercie David Amouyal de l’avoir autorisé à publier sa thèse


Résumé

Nous sommes tous asymétriques, c’est le résultat de notre constitution, de nos habitudes, de notre mode de vie. Certains compensent cette situation et ne présentent pas de troubles. Il n’en est pas de même pour d’autres. Par ailleurs, l’asynchronisme des capteurs posturaux, comme par exemple une asymétrie mandibulaire ou visuelle ou encore une asymétrie des appuis plantaires, va générer un déséquilibre postural, responsable potentiel d’un cortège de pathologies. Le Syndrome de déficience posturale, dénommé actuellement Syndrome de dysfonctionnement proprioceptif en est une illustration.

À l’heure actuelle, il ne semble pas concevable d’aborder une pathologie posturale sans se préoccuper du complexe odonto-gnathique (COG). Inversement, tout traitement d’une pathologie odonto-gnathique doit veiller à ne pas déclencher de trouble postural.
Mots-clés : Occlusion Dentaire, Posture
Keywords : Dental Occlusion, Posture



Introduction

Nous sommes tous asymétriques, c’est le résultat de notre constitution, de nos habitudes, de notre mode de vie. Certains compensent cette situation et ne présentent pas de troubles. Il n’en est pas de même pour d’autres. En effet, d’après le Docteur Gérard Vallier, certaines circonstances comme des conditions de travail (mauvaises postures prolongées et répétées) ou des traumatismes peuvent décompenser le système postural. Par ailleurs, l’asynchronisme des capteurs posturaux, comme par exemple une asymétrie mandibulaire ou visuelle ou encore une asymétrie des appuis plantaires, va générer un déséquilibre postural, responsable potentiel d’un cortège de pathologies.

Le Syndrome de déficience posturale, dénommé actuellement Syndrome de dysfonctionnement proprioceptif en est une illustration. Il a été décrit en 1979 par Henrique Martins Da Cuhna, Ophtalmologiste portugais. Ce syndrome survient lorsque les centres de régulations ne parviennent plus à réaliser une synthèse congruente des informations reçues par les différents capteurs. Il révèle l’atteinte au niveau des systèmes de capture, de transmission ou d’intégration des informations nécessaires à l’équilibre postural.

Aujourd’hui, selon Bricot, on estime qu’environ 10% seulement de la population correspond aux critères de normalité en posturologie ; ces sujets n’auraient alors quasiment jamais de douleurs.

Une symptomatologie très variée peut se traduire par un déséquilibre postural æ troubles de l’appareil locomoteur, déficits perceptifs (vertiges, maladresse, déséquilibre), troubles cognitifs (dyslexie, fatigue, difficulté de concentration...), acouphènes...

L’orthoposturodontie, néologisme crée par le docteur Clauzade désigne la discipline qui s’occupe des interrelations entre l’occlusion dentaire et la posture, et qui conduit à rééquilibrer les individus dans l’espace en position « droite » par rapport à la verticalité grâce notamment à des traitements dentaires occlusaux. Elle fait appel à des théories mettant en interrelation le corps dans sa globalité.

Ainsi est né le projet de cette thèse.

En effet, il n’est pas rare en clinique d’entendre après traitement certaines plaintes de patients, typiques d’une symptomatologie posturale, ou à l’inverse de recevoir des patients ayant pour motif de consultation des symptômes de déficience posturale sans que l’on ne puisse rien pour satisfaire leur demande.

Alors dans ces cas là, pourquoi ne pas penser en globalité ? Pourquoi ne pas intégrer le système stomatognatique dans un ensemble plus général qu’est le corps humain en s’intéressant aux interrelations qu’il pourrait y avoir entre les différentes parties qui le composent ?

Selon Daniel Frechet, « il n’y a pas de posturologue comme tel, il n’y a que des professionnels de santé qui, chacun dans son domaine, utilisent la posturologie afin de mettre le doigt rapidement sur la ou les causes des malaises de leurs patients ». On pourrait en effet penser qu’en associant plusieurs praticiens de disciplines différentes pour traiter un même « patient postural », le résultat ne pourrait être que plus complet, le risque de récidive que diminué, et la satisfaction du patient que meilleure.

Nous tenterons dans cette optique de savoir si le complexe stomato-gnatique se présente comme coupable, victime, ou simple spectateur des désordres posturaux, nous verrons comment traiter un « patient postural » de manière pluridisciplinaire, quels sont les traitements possibles, et quel est le rôle du chirurgien dentiste dans cette approche pluridisciplinaire.


Table des matières

INTRODUCTION (1, 2, 3, 4)
I. Présentation du sujet
 I.1. Equilibre occlusal en bref (1, 5)
  I.1.1 Les courbes occlusales (6)
  I.1.2 Les plans de référence (7)
  I.1.3 Les positions de référence (8, 9, 10, 11, 12, 13)
  I.1.4 Le nerf trijumeau, un nerf postural (7, 14, 15)
 I.2. Pathologies articulaires et occlusion (16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23)
  I.2.1 Généralités sur les ADAMs (23)
  I.2.2 Les théories (16, 17, 18, 19, 20, 21, 22)
 I.3. La posture en bref
  I.3.1 Définition et paramètres qui influent sur la posturologie (24)
  I.3.2 Spécialités mises en jeu (25)
 I.4. Interactions entre occlusion et posture
  I.4.1 Influence de l’occlusion sur la posture (23, 26, 27)
  I.4.2 Influence de la posture sur l’occlusion (26)
II. Question : comment établir un diagnostic différentiel entre pathologies posturales et occlusales ?
 II.1. Interrogatoire postural (25, 28, 29)
 II.2 Examen clinique postural (25, 28, 30)
  II.2.1 Examen à la verticale de Barré
  II.2.2 Examen de la position podale en decubitus dorsal
  II.2.3 Test des rotateurs
  II.2.4 Analyse des résultats de l’examen clinique postural
 II.3 Test d’orientation des capteurs (25, 28)
II.4 Tests spécifiques des capteurs (25, 28)
  II.4.1 Capteur podal
 II.4.2 Capteur mandibulaire
  II.4.3 Capteur visuel  II.4.4 Capteur cutané
  II.4.5 Capteur vestibulaire
  II.4.6 Capteur proprioceptif
 II.5 Pathologies occlusales à retentissement postural
 II.6 Pathologies posturales à retentissement occlusal
 II.7 Pathologies mixtes
III. Traitements
 III.1. Traitements occlusaux
  III.1.1 Différents traitements (25, 31, 32)
  III.1.1.1 Traitements par gouttières
  III.1.1.2 Rééducation linguale
  II.1.1.3 Les écrans linguaux
  III.1.1.4 La chirurgie maxillaire
  III.1.1.5 Orthopédie Dento Faciale
  III.1.2 Pérennisation du traitement (25)
 III.2. Traitements du capteur podal
  III.2.1 Différents traitements (33, 34)
  III.2.2 Pérennisation du traitement
  III.3. Traitements mixtes (35, 36)
IV. Contrôles et réévaluation
IV.1. Pourquoi ?
IV.2. Comment ?
CONCLUSION (23, 37)
BIBLIOGRAPHIE


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