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Hypothèse de traitement de la céphalée après un traumatisme crânien

IOB 2017 - Édouard Sorgniard
 
samedi 2 septembre 2017 par Édouard Sorgniard

Hypothèse de traitement de la céphalée après un traumatisme crânien.

Édouard Sorgniard


Mémoire en vue de l’obtention du diplôme d’Ostéopathe - Année universitaire 2016 – 2017 - Maître de mémoire : MICHAUD Jacques, algologue et Ostéopathe DO

Résumé

Introduction : L’ostéopathie est une médecine manuelle ayant pour but de traiter les différentes restrictions de mobilités de l’ensemble des structures du corps humain. Nous souhaitons donc montrer l’intérêt d’un suivi ostéopathique dans la prise en charge des traumatisés crâniens. Nous partons de l’hypothèse qu’en traitant les pertes de mobilités des structures suivantes : les membranes de tensions réciproques (MTR), le nerf trijumeau, le trou déchiré postérieur (TDP) nous pourrons avoir un impact sur un symptôme précis : la céphalée.

Matériel et méthode : L’étude est réalisée sur cinq patients et se déroule sur trois consultations pour chaque patient. Le traitement est effectué avec deux techniques : la technique recoil pour les MTR et le nerf trijumeau ainsi qu’une technique structurelle pour la libération du TDP. L’objectivation des résultats se fait sur l’analyse de la douleur grâce à l’EVA.
Résultats : Les résultats obtenus sont significatifs lors d’une analyse individuelle mais non validés lors de l’analyse statistique.
Discussion : Pour que le protocole ait une véritable valeur, l’étude devrait être réalisée sur un plus grand échantillon. De plus, réduire l’intervalle de temps entre le traumatisme et le traitement ostéopathique pourrait limiter les biais.
Mots clés : traumatisme crânien ; céphalée ; ostéopathie ; membranes de tensions réciproques.

Le Site de l’Ostéopathie remercie M. Vincent STAF, Directeur de l’I.O.B. de l’avoir autorisé à présenter ce mémoire

Abstract

Title : Hypothesis of headache treatment following a cranial trauma.
Introduction : osteopathy is a manual medecine discipline designed to treat different mobility restrictions of whole body structure. We would like to prove the interest of a follow up in osteopathy in the case of cranial trauma. Our basic assumption is that by treating the mobility restrictions of the following structures : reciprocal tensions membranes (RTM), the trigeminal nerve, the hole torn posterior we will have an impact on a specific symptom : the headache.
Matérial and method : the study is done on five patients and three consultations are done for each patient. The treatment is done using two techniques : the recoil technique for the RTM and trigeminal nerve and a structural technique for the liberation of the hole torn posterior. The objectivation of the results is based on the analysis of pain thanks to EVA.
Results : the achieved results are significant in the case of an individual analysis but invalid throughout statistical analysis.
Discussion : in order for the protocole to have a veritable value, the study should be done on a larger sample. Moreover, reducing the time interval between the trauma and osteopathic treatment could avoid anomaly.
Keywords : cranial trauma ; headache ; osteopathy ; reciprocal tension membrane

1 Introduction

1.1 État de la question

Le monde médical prend une place prépondérante dans le système de santé actuel, mais l’ostéopathie tend à se faire une place dans celui-ci. Le travail en collaboration reste cependant encore en devenir. Ne souhaitant en aucun cas prôner la supplantation de la médecine dite classique, je souhaite avant tout un travail commun dans le but d’aider le patient. Et c’est dans cet état d’esprit et dans ma passion pour le sport de contact que je me suis intéressé aux traumatismes crâniens.

Si le monde sportif, professionnel en particulier, est assez fermé, la société en général l’est beaucoup moins. De plus en plus de personnes consultent des ostéopathes pour des motifs divers et variés, traumatismes crâniens y compris. Avant de devoir élargir mon étude, je souhaitais me concentrer sur un sport de contact avec des traumatismes crâniens réguliers : le rugby. Cependant il m’a été signifié que cela ne serait pas forcément bien perçu de corréler l’apparition des maux de tête aux multiples chocs que reçoivent les rugbymen. Les joueurs sont de plus en plus musclés les contacts n’en sont que plus rudes. La volonté de vouloir toujours jouer, amène les joueurs à ne se plaindre que très rarement de douleurs. C’est dans ce contexte de performance que j’ai qualifié de « fermé » le monde sportif (qui d’ailleurs fait de plus en plus appel aux ostéopathes).

C’est en gardant en tête cet objectif, montrer et expliquer en quoi un traumatisme peut engendrer des maux de tête, que j’ai intitulé mon sujet : hypothèse de traitement de la céphalée après un traumatisme crânien. Nous commencerons donc par un bref rappel de ce qu’est un traumatisme crânien et par quelques chiffres montrant que la pathologie est fréquente.

Le traumatisme crânien correspond à toutes les atteintes traumatiques de l’extrémité encéphalique, provoquées par le contact brusque entre le tissu cérébral et la boîte crânienne. Autrement dit, tout contact avec une certaine force au niveau de la tête. La cause principale de ces traumatismes est l’accident sur la voie publique. En 2015, ce sont 70 442 personnes qui ont été blessées lors de ces accidents. Mais il existe d’autres étiologies toutes aussi fréquentes : sports collectifs comme le rugby ou le football américain, les actes de violences (agressions, bagarres etc.) ou encore les accidents domestiques. L’incidence du traumatisme crânien est d’environ 200 cas pour 100 000 habitants par an, dont un peu moins de 10% sont sévères. À grande échelle, cela donne environ 120 000 personnes atteintes d’un traumatisme crânien,
par an, en France. Si on prend en compte toutes les personnes ayant reçu un choc à la tête et qui n’ont pas consulté pour ce motif, les chiffres devraient être bien plus conséquents [4].

Cependant tous les traumatismes crâniens n’ont pas le même degré de sévérité. Il existe trois niveaux pour les classifier [4] :

- léger : perte de connaissance brève de quelques instants, amnésie du traumatisme et des instants qui suivent (durée inférieure à 24h), l’évolution est le plus souvent favorable ;
- moyen : se situe entre les niveaux légers et sévères. Il est évalué par la durée de la perte de connaissance, la profondeur du coma et la durée de l’amnésie post-traumatique ;
- sévère : caractérisé par un coma qui peut durer plusieurs heures ou jours, risque de séquelles élevé.

Pour cette étude, nous nous intéresserons aux traumatismes crâniens de niveau léger. Ce dernier, comme vu précédemment, présente une évolution favorable mais peut donner place à un ensemble de symptômes [4] [6] :

- céphalées ;
- sensations vertigineuses ;
- fatigue, difficultés cognitives et émotionnelles.

Ces différents symptômes donnent un syndrome : le syndrome post-commotionnel. Si l’évolution est la plus souvent favorable, il n’en reste pas moins possible que certains patients continuent de se plaindre de symptômes persistants. En effet, 10% des personnes atteintes gardent des séquelles plus ou moins importantes. Pour cette étude nous nous intéresserons aux céphalées qui sont souvent peu traitées et souvent
handicapantes dans la vie de tous les jours.

Cela va nous amener à mettre en lien de manière anatomique cette relation de cause à effet pour pouvoir apporter une solution pertinente aux patients souffrant de ce mal.

Comment peut-on les mettre en lien ? Comment l’aborde t-on d’un point de vue ostéopathique ? Et comment se déroulerait le traitement ?

Avant d’expliquer en détail l’étude, il est important de noter que celle ci est volontairement restrictive dans le sens où nous cherchons à ne tester l’action que de quelques structures. En effet, dans la prise en charge de ce type de patient en cabinet il faudra une vision globale du corps c’est à dire une recherche manuelle globale de tissus en restriction d’élasticité.


  • Lire le mémoire de Édouard Sorgniard :
    Édouard Sorgniard - Hypothèse de traitement de la céphalée après un traumatisme crânien.

Table des matières

Introduction
 1.1 État de la question
 1.2 Intérêt de l’étude
 1.3 Objectif et hypothèse de l’étude
 1.4 Rappels anatomiques
 1.4.1 Le crâne
 1.4.2 Les sinus veineux
 1.4.3 Les membranes de tension réciproque
 1.4.4 Le nerf trijumeau
2 Matériel et méthode
 2.1 Matériel
 2.1.1 Recrutement des patients
 2.1.2 Les critères d’inclusion
 2.1.3 Les critères de non inclusion
 2.1.4 Les critères d’exclusion
 2.2 Méthode
 2.2.1 L’anamnèse
 2.2.2 L’examen clinique et lien mécanique ostéopathique
 2.2.3 Le traitement
3 Résultats
4 Discussion
 4.1 Discussion sur le matériel
 4.2 Discussion sur la méthode
 4.3 Discussion globale
5 Conclusion
6 Table des figures
7 Bibliographie
8 Table des matières
9 Annexes


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